Allez, puisque tu l'aimes, ton Delaigue, je t'en flanque encore une pincée. Cet esprit fort fait un bêtisier : donc on s'attend à quelque chose dans lequel il y ait vraiment des vraies bêtises.

C'est la. Or il se contente de se moquer bêtement de Rocard:

Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c’est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Avec son idée que le fonctionnement des marchés est parfait, il a laissé toute l’avidité, la voracité humaine s’exprimer librement. Michel Rocard, interview pour Le Temps, 23/10/2008 Et cet enfoiré aurait partagé la cellule de Milosevic. Ouai, vraiment, dommage qu'y soit mort, ce salaud qui défendait des idées.

C'est ça, la "naïveté scientiste" (c'est de l'un des lecteurs de ton Delaigue chéri). C'est croire que le chef d'une secte, le Friedman en question, ne défendait "que des idées" ; et donc qu'il n'avait aucune responsabilités dans le mauvais usage que de mauvais gouvernements avaient fait de ses idées. Non seulement Friedman a bien fait ce dont Rocard l'accuse, mais il ya prêté la main. Il a envoyé ses boys faire du conseil (très très bien payé) auprès de gouvernements fragiles pour mettre en place ces réformes "tout pour le libre marché", et avec le prétexte de la SSSScience...

Et pendant ce temps, ton gentil Delaigue (qui n'est qu'un exemple) continue d'écrire des choses anodines ; mais défend la Liberté de penser de ses Grands Maitres ! Dans la bouche de Rocard, j'avais compris immédiatement que c'était une exagération, une façon de parler de la responsabilité --Delaigue, non. Premier degré, le garçon !