"j'ai transmis avec une ordonnance de soit-communiqué..."
Par Yves Duel le mercredi, 8 février 2006, 17:12 - télé - Lien permanent
Dingue. Ce mec est un dangereux monomaniaque psychorigide. Ya des fous dans l'institution judiciaire, et les fous y sont dangereux car ils ont du pouvoir.
Dément.
MàJ 23 h : 6 heures de rang, le spectacle de la démence robotique à l'état pur...
ya 2 trucs :
- rien à foutre des discours convenus et politiquement corrects sur "c'est l'institution toute entière, bla bla bla" : la catharsis, c'est une seule personne ! surtout depuis les grecs.
- je pensais qu'on avait encore quelques années paisibles avant d'être gouvernés par les robots. En fait, s'ils ne gouvernent pas, ce sont eux qui nous mettent en tôle !
a part ça, quel bel exercice de démocratie : une commission prlementaire en direct, c'est la première fois que je vois ça, et ça vaut le coup !
Commentaires
Euh... Tu veux bien faire un lien qu'on comprenne ?
T'aurais-t-y pas écouté un petit juge toi c't'aprèm par hasard ? en l'état ton billet est comme un brin sibyllin. ou bien il y a un lien qui m'a échappé.
C'est ça le pb : c'était une citation d'une espèce de grand malade que je prenais en cours de route. Il ne sait parler que procédure pénale (ça me rappelait mes études, mais les téléspectateurs ont dû apprécier !). Donc il est clean partout. Impecc, le mec. A part le désartre qu'il a produit.
C'est vraiment une fascination devant le serpent. Beurk !
mais ya pas de lien ! ou alors je ne sais pas ou il est !
Fait gaffe : "grand malade", "serpent", c'est toi qui risque la diffamation.
Beaucoup de billets sur les blogs à propos de l'audition de Burgaud, mais celui sur lequel j'ai envie de régir est le vôtre...
Pourtant, votre billet est un peu court dans le fond et la forme. Pour la forme cela vous ressemble, au vu de ce que j'ai pu lire sur ce blog, pour le fond, au souvenir que j'ai de vous, cela me surprend.
J'ai regardé l'audition, et j'ai vu, comme beaucoup l'on dit, quelqu'un de perdu dans quelque chose qui le dépassait. Savoir si c'est sa faute à lui tout seul de pas avoir eu conscience de ses limites et de ses faiblesses et de s'être cru capable de se mesurer à ce qui manifestement le dépassait ou si c'est la faute de beaucoup de lui avoir permis de croire qu'il était capable de se mesurer à cela, de ne pas lui avoir fait comprendre qu'il était faillible et que l'application des règles de procédure ne suffisait pas à faire un bon juge est une vaste question. Ce qui me frappe dans l'audition, c'est Houillon, le rapporteur, lui disant en substance(partie non diffusée sur les chaînes hertziennes) : "Monsieur Burgaud, arrêtez de regarder vos papiers et regardez moi quand je vous parle." , comme à un enfant pris en faute, l'humiliant de cette remontrance faite à un élève mal appliqué. J'ai eu comme une impression de vertige, un jeu de miroirs. Houillon faisant à Burgaud, ce qu'il a probablement fait aux acquittés d'Outreau : de l'intidimidation, de l'autoritarisme, de l'abus de position dominante. Où comment lorsque l'on est en position d'autorité c'est si difficile de ne pas être tenté d'en abuser lorsque l'autre ne vous dit pas ce que vous voulez entendre, quand vous avez le sentiment qu'il se défausse, qu'il ment, ou qu'il vous mène en bateau. C'est humain, faiblement humain et cela ne permet sans doute en rien ou en si peu de comprendre Outreau, mais pour moi, c'était le moment sidérant de ce bal des tartuffes.
Et c'est vrai que j'ai imaginé que le juge B se réveille de la torpeur dans laquelle l'enfermaient sa déférence et son désir (ou sa volonté?) sans bornes de ne pas sortir du cadre, pour dire à Houillon :"Regardez-vous, vous me faites ce que vous me reprochez d'avoir fait à d'autres, parlons-en vraiment".
Merci pour cette fine analyse, mais je ne partage pas vos impressions sur Houillon et cette symetrie. Et j'en veux pour preuve les réactions du Conseil sup de la magistrature ce WE, qui me paraissent relever du plus pur corporatisme. On veut bien discuter de la justice, mais 1 - pour vous expliquer que nous manquons de moyens, et 2 - uniquement entre gens bein élevés et "initiés".
Ca ne marche pas ; ça ne marche plus...