le neu neu Hufnagel - suite (ce mec est complètement à la masse !)
Par Yves Duel le mercredi, 18 janvier 2006, 18:33 - EEEEcrire - Lien permanent
suite de mon echange avec Hufnagel, rédac chef de l'édition électronique de Libération :
A mon mail ci dessous, il répond :
"Votre réponse n'est pas pertinente. Un lecteur qui arrive sur un site le lit et vous ne savez pas ce qu'il est a retenu. Si vous parliez à votre sdf, peut-être qu'il n'éructerait plus de saloperies. On ne vas pas discuter très longtemps surtout si écrivez sur le blog que je suis nuisible. J'appelle ça de la diffamation et il y a des lois pour ça. PS: on publie un rectif sur les keywords".
Ce à quoi j'évidemment réponds :
"On ne va pas discuter très longtemps, en effet.
1 - Jamais je n'ai écrit l'adjectif "nuisible"
(si c'est comme ça que vous concevez l'exactitude qui fait l'essentiel de votre métier, bravo)
2 - Je parle AVEC mon sdf : c'est hors sujet ; c'était ce qui s'appelle "un exemple" ; vous n'avez pas saisi : tant pis !
(Il s'agissait de montrer, dans le cas de Garfield, que des pauvres types qui baladent sur la toile des mots-clés absurdes et/ou dégueulasses ne font pas partie des "lecteurs" volontaires d'un blog : c'est clair, oui ou non ? D'ailleurs vous avez rectifié depuis : bravo. Vous avez dû comprendre quelque chose, vaguement)
3 - Vous ne connaissez rien à la diffamation. Dommage, car cela pourrait vous rendre service. Mon appréciation à votre égard relève plutôt de "l'injure publique", qui est un autre délit, à partir du moment ou je publie cette appréciation : par exemple sur mon blog, avec renvoi vers des blogs amis.
4 - ce que je vais m'empresser de faire, en vous faisant connaître cette appréciation : je crains que vous ne soyez un sale petit bonhomme incompétent et de mauvaise foi. Donc, si vous tenez vraiment à l'adjectif, je vous l'emprunte : nuisible dans un journal comme Libération.
(copie : direction de la rédaction de Libération)"
(au passage, après mon premier mail de ce matin, je lui en avais envoyé un autre que voici :
"Oubli : j'ai été journaliste pendant 25 ans, y compris à Libération ; donc sur la pratique professionnelle, ca va".
Peut être que ça l'a énervé ?
En plus d'être neu neu, il est assez ignorant ce mec ! Me menacer en plus ! Je rêve !
Non, je ne prends pas le rectif paru dans la journée pour un succès. Le papier initial n'était pas mauvais, sauf le passage sur les citations. On voyait que le journaliste avait pris la peine d'interroger, de nuancer, de prendre en compte, etc. Mais la réaction a été typique grand média : comment? ces petits cons de blogueurs essaient de nous faire la leçon ? non mais, nous on est la presse, la GGGrande PPPResse. On ne nous donne pas de leçon. On connait notre métier.
Hé bé, mon petit Hufnagel, tu le connais pas bien ton métier. Et tu as besoin de quelques leçons, que tu aurais interet à écouter.
Commentaires
Bin tu n'y vas pas avec le dos de la cuillère en argent sculpté, là. Donc ton correspondant n'est pas content. C'est assez logique, je crois qu'il ne fait pas tant te menacer que de te signifier qu'il ressent mal ce que tu lui dis. C'est humain, non ?
bin oui, mais journaliste, c'est pas n'importe quel métier. Et journaliste à Libération encore moins. Ya des responsabilités.
Moi perso j'adore le style qui m'a beaucoup fait rire... Et perso, je trouve aussi que parfois, leur mettre leur nez dans leurs déjections peut être salutaire. En effet ils ont des responsabilités. Donc merci et pour le rire et pour le reste...
C'est tout ce que tu as trouvé comme prétexte pour sécher ta partie de ping-pong, garnement ?
Merci pour les éclairages. Je ne connaissais pas le blog de Garfield, mais quand j'ai eu vent de l'affaire, j'ai bondi. Maintenant que j'ai consulté les quelques archives qui restent de son blog, et votre échange avec le rédac chef de Libé, je m'aperçois que je me suis faite eue, moi aussi! Je fais confiance à Libé, et c'est souvent sur leur site que je cherche des infos (par exemple pour le témoignage de Karen Montet-Toutain, prof d'arts plastiques poignardée et pour qui l'E.N. ne reconnait pas d'erreur de sa hierarchie... passons!). donc j'ai allègrement parcouru l'article de Libé ce matin, et j'en ai copié une partie dans mon blog. Concernant le passage modifié, j'avais pour ma part compris que ces mots n'étaient pas les siens, cela me suffisait, mais il est vrai que d'un point de vue journalistique, il serait bon de ne pas assimiler tous les visiteurs indésirables d'un blog à des lecteurs! Je m'en vais corriger le lien. Merci encore.
Pas d'accord avec toi Luciole. Il n'y a pas au "déjections", l'article de Libé demandait rectification sous forme de précision, ce n'était pas un "papier de merde" (tu l'as lu, avant et après adenda ? On ne dirait pas). De façon plus large : il existe une tendance "bloguesque" générale, quelque peu poujadiste, qui consiste à la jouer sur le thème de "les journalistes nous manipulent, les journalistes nous mentent". C'est de la grosse mythologie. Et quand ça s'exprime par un langage ordurier, duquel tu ne serais pas loin de te rapprocher, là franchement je pense qu'il faut se reprendre. Libé a assumé sa responsabilité, avec courtoisie, professionalisme et pas mal de patience. Mais journaliste c'est pas punching-ball.
Flo: On dirait que le sujet te touche bcp. Alors je te dirais juste que JE pense que l'article, que j'ai lu, était proche de la déjection. Et c'est mon droit le plus stricte de le penser comme c'est ton droit de ne pas le penser. Et je n'ergoterais pas d'avantge la dessus, nous ne semblons ni l'une ni l'autre convaincable...
Par ailleurs je trouve que l'humour sauve de beaucoup de chose y compris de la bêtise et Yves faisait preuve d'humour. Tu sembles faire l'amalgame entre le journaliste qui a écrit l'article et le redacteur en chef qui s'oppose à Yves dans ces billets.
Le premier a reconnu et corrigé son erreur ce que je trouve effectivement appreciable. ça n'exclut pas sa responsabilté compte tenu de son rôle. Ma responsabilité de citoyenne et non pas de blogueuse c'est d'être vigilante à ce que je lis, cela s'appelle le sens critique. Je rapelle par ailleurs que "déjection" qualifie son article et pas l'auteur, c'est une nuance qui a son importance !
Reflo: Et puis tu sais, j'ai mis déjection pour pas mettre caca, ben tant pis c'est fait, c'est une expression que je trouve appropriée. Mettre le nez dans son caca c'est pointer l'erreur, je ne trouve pas ça ordurier... Mais bon, hein, on voit bien comme l'estimation de l'ordurier, du choquant n'est pas la même pour tout le monde ... moi j'ai trouvé ton com assez agressif, mais peut être n'est ce pas ainsi que tu l'estimes... (tu as remarqué j'ai dit ton com, pas toi, c'est une nuance à laquelle je tiens beaucoup... Sourire...)
Yves : j'aime beaucoup quand tu es en colère. Mais je trouve que tu abuse de la répétition de cap :-)
Luciole et Flo : c'est marrant, je suis d'accord avec toutes les deux. Je comprends Flo parce que c'est vrai, il y a eu des envolée lyrique concernant cet article qui confinait au ridicule. Ce n'était pas un bon papier, mais de là à en vomir… Que feraient certains bloggueurs à la lecture de Minute, par exemple. Je comprends Luciole, parce que la légèreté professionnelle pour les journalistes peut avoir de très graves conséquences. On n'écrit pas dans un journal, surtout quand on a la carte de presse, comme on écrit dans un blog, quand on est ingénieur informaticien (je ne vise personne, je caricature à dessein). et je précise que je suis moi-même détentrice de la carte de presse. Mais ça, c'est une info que Luciole connaît depuis longtemps :-)))
que le journaliste ai corrigé son papier n'est pas une grande victoire, mais la moindre des choses su point de vue déontologique. Mais nous sommes habitués à tant de manquements (et je ne parle pas de Libération là), que lorsqu'un journaliste s'excuse, on crie victoire. c'st une situation triste pour tout le monde. Maintenant, ce serait bien de lâcher la grappe à Libé (qui ont pas mal de soucis en ce moment) et de s'occuper de Garfieldd, non ?
en effet, il y a eu pas mal de dérapages autour de cet article, pas mal se sont trompés de colère. Et puis prendre tel ou tel métier pour cible, ça arrive régulièrement : un jour c'est les plombiers, un autre les avocats. En ce moment c'est la mode de tirer à vue sur le journaliste : ça passera.
Chère, délicieuse et si sweet Flo, je finis par ne plus vous comprendre : quelle est cette obsession de la politesse et du bien élevé dont vous inondez les blogs amis, le mien compris ? Oui, il ya des cas dans lesquels il faut gueuler bien fort pour se faire entendre (de quoi aboutir à : Ah oui, s'il insiste, c'est que ça doit être important : essayons de comprendre ce qu'il estime important).
D'accord : inutile de sombrer dans l'érucation aussitôt, mais ce n'est pas à cela que je me réfère.
Quant à votre commentaire ci dessus : non, c'est une grave erreur de votre part. Le plombier n'est comptable que de sa fuite d'eau. L'avocat de son éventuelle erreur. Le journaliste est responsable de la vérité --ce qui, avouez, est tout autre chose. Si je lis un journaliste et que je me forme une opinion à partir de ce que j'ai lu, il est évidemment responsable de mon opinion érronée s'il a fait des erreurs.
Le journaliste est infiniement plus responsable socialement et politiquement parlant que les autres...
Voilà : c'est simple, non ? Et ça mérite qu'on y accorde un peu plus d'importance qu'aux autres, non ?
mais pas n'importe comment. Et ce n'est pas une question de "politesse", ça va bien plus loin que la politesse.
Chère et Angélique Flo, vous ne repondez pas.
croyez moi : je suis d'un naturel affable, et, de ma vie, je ne crois pas avoir engueulé un seul plombier.
Mais j'ai déjà répondu, et largement explicité mon sentiment sur le sujet. Je ne vois pas l'intérêt de me répéter. Merci au nom de tous les plombiers. Il n'y a pas qu'eux à faire un dur métier : dentiste par exemple, ça doit pas être drôle tous les jours.