Décroissance : ça fait peur
Par Yves Duel le jeudi, 1 décembre 2005, 10:24 - Economie - Lien permanent
Bon gros débat hier soir sur la façon de présenter ça. Coté hyperlibéraux et communistes grand teint, pas de pb : la croissance, c'est la richesse et c'est l'emploi. Zont qu'à faire comme nous. Plein de théorie néo-Rostow : les pays sous-développés doivent commencer par l'industrie lourde, et bla bla bla. Le "take off", c'est comme ça, yen a pas d'autre.
Et puis l'autre théorie, ou l'autre présentation : Fernand Braudel, et son économie monde. ya le centre et ya les périphéries. Après Braudel, l'immense Immanuel Wallerstein, que j'ai découvert seulement l'année dernière. Le Centre, avant tout, suce la chair des périphéries, et ne les fait travailler qu'à son profit.
Tout dément aujourd'hui les concepts Rostowiens-américains qui datent des années 60. Et pourtant, on reste là dessus, majoritairement.
Le problème du PIB, c'est que chaque fois qu'il augmente, tu peux mesurer les dégats environnementaux. HAlte là, te répondent les classiques : ça crée des emplois (et Bêêêê ....)
Donc décroître : va falloir y passer. Et le penser. C'est dur.
Commentaires
A ce propos, j'avais lu une tres bonne note de monsieur LaVitaNuda sur la croissance : http://lavitanuda.canalblog.com/archives/2005/10/10/index.html. Il a aussi parlé de décroissance, dans une autre note un peu après en octobre.
Sinon, j'aurais bien aimé lire votre avis et son argumentation sur Finkie, plus que sur Virginia...
Finkie : ttention, sujet explosif. Je crois qu'il déconne complètement parce que la première cause du comportement des "jeunes" est la misère sociale et ce que Castells appelle la "désaffiliation". Le facteur ethnique ne peut et ne doit pas être nié, mais il vient loin derrière.
Je crois que ce type est devenu une sorte de furieux intégriste de l'idée républicaine, un Savonarole de 1793, et qu'il ne comprend rien, à cause de sa propre gratitude à l'égard de la République (faites comme moi), à ceux qui n'ont aucune raison de pratiquer la méritocratie.
Voilà. je ne suis pas sûr que ce soit très clair. Mais ce qui l'est pour moi, c'est que Finkie, cette fois ci, s'est totalement déconsidéré.