Je me rappelle avoir été interloqué par cette expression de Pierre Calame, directeur de la Fondation pour le progrès de l'Homme. J'y ai passé des années : plus besoin, alors que la révolution industrielle ne pouvait se faire sans eux.

Eux qui les tenaient en respect, car rapides à la révolte ; mais des révoltes qui n'ont pas mené loin.

Ils n'en ont plus besoin, ni comme ouvriers (il y en a de moins en moins), ni comme consommateurs : les "classes moyennes" suffisent, puisqu'elles sont devenues majoritaires, très largement.

Et le pire, c'est qu'avant, au moins les pauvres faisaient peur -un peu peur- aux riches. Maintenant, plus du tout.