Ah, perdre son temps dans les aéroports...
Par Yves Duel le dimanche, 30 octobre 2005, 16:58 - Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel. - Lien permanent
Ca se voit sur la photo ?
parce que là, en haut à droite, il est clairement 8 h 26, et l'arrivée de l'un des vols de New York est toujours "prévue" à 8 h 10 ! ?
Et en plus, c'est à Ch de Gaulle, ou il n'y a plus tellement d'amoureux, entre les blocsz de bêton. A Orly non plus. Pourtant l'une des plus belles de Brel.
Allez, la voilà, perdons pas une occase :
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
La pluie les a soudés
Semble-t-il l'un à l'autre
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire: je t'aime
Elle doit lui dire: je t'aime
Je crois qu'ils sont en train
De ne rien se promettre
C'est deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes
Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu'eux deux
Et brusquement ils pleurent
Ils pleurent à gros bouillons
Tout entourésqu'ils sont
D'adipeux en sueur
Et de bouffeurs d'espoir
Qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés
Superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens
L'exploir de les juger
Mais la vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud
Et maintenant ils pleurent
Je veux dire tous les deux
Tout à l'heure c'était lui
Lorsque je disais il
Tout encastrés qu'ils sont
Ils n'entendent plus rien
Que les sanglots de l'autre
Et puis infiniment
Comme deux corps qui prient
Infiniment lentement ces deux corps
Se séparent et en se séparant
Ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu'ils crient
Et puis ils se reprennent
Redeviennent un seul
Redeviennent le feu
Et puis se redéchirent
Se tiennent par les yeux
Et puis en reculant
Comme la mer se retire
Ils consomment l'adieu
Ils bavent quelques mots
Agitent une vague main
Et brusquement ils fuient
Fuient sans se retourner
Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier
La vie ne fait pas de cadeau!
Et nom de dieu!
C'est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud
Et puis il disparaît
Bouffé par l'escalier
Et elle elle reste là
Cœur en croix bouche ouverte
Sans un cri sans un mot
Elle connaît sa mort
Elle vient de la croiser
Voilà qu'elle se retourne
Et se retourne encore
Ses bras vont jusqu'a terre
Ça y est elle a mille ans
La porte est refermée
La voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même
Et déjà elle sait
Qu'elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes
Mais là elle perd l'amour
L'amour le lui a dit
Revoilà l'inutile
Elle vivra ses projets
Qui ne feront qu'attendre
La revoilà fragile
Avant que d'être à vendre
Je suis là je le suis
Je n'ose rien pour elle
Que la foule grignote
Comme un quelconque fruit
J'ai beaucoup étonné Mon Cher Amour en lui disant que j'aimais cette chanson, même si je la trouvais machiste. oui, ce "Elle vivra ses projets / Qui ne feront qu'attendre / La revoilà fragile / Avant que d'être à vendre" : La seule hypothèse pour une femme "abandonnée", c'est de devenir "à vendre"... pas très brillant !
Commentaires
Belle chanson, machiste... Oui... Mais il dit aussi: " je suis là, je la suis, je n'ose rien pour elle, que la foule grignote comme un quelconque fruit"... Peut être se sentait il lui même "à vendre" quand il était seul... Sourires...
je n'avais jamais entendu/compris le "a vendre"!
Jid : c'est dans le texte ! moi aussi j'ai été surpris