je lis des journaux payants (et souvent, je ne trouve pas ça drôle)

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lundi, 15 décembre 2008

Pour parler de ton pognon dans la microfinance, suffit de payer

Estomaqué par l'invitation reçue pour la prochaine chsais pas quoi : Sommet ? Super-Congrès DiLeuxe ? Symposium ? Réunion des sommités ? sur la microfinance en Suisse, qui, en fait, réunit les "investisseurs" dans la microfinance (les gens qui ont du gros pognon et qui se disent que au Nord, c'est pas sûr : c'est le moment d'essayer des trucs originaux au Sud !)

C'est simple : si tu veux parler à une telle Réunion des Sommités Mondiales de la microfinance, il suffit que tu payes ! Ca doit être 500 $ le mot et 1000 $ l'adverbe. Juste pour te faire entendre de 2 ou 3 sous-sommités (parce que j'espère que les vraies sommités, Yunus et ses potes, sont pas, en plus, obligés d'écouter des connards qui payent ! ! !)

Mais au moins c'est clair comme ça : on est au marché. On fait son marché. ON n'est plus vraiment dans la microfinance, on est ailleurs. Ches les Investisseurs. Ceux qui savent ce qui et bon pour le Sud. Et pour nous.

mercredi, 3 décembre 2008

« Les assurances-vie dont tous les bénéficiaires riront bruyamment du bon tour joué au contribuable sont interdites »

ma chérie, que tu aimes ou pas les économistes, lis celui-là : c'est trô bô ! (et drôle) (t'as vu tous ces ô ?)

Faut interdire plein de trucs aux riches (y c de rire), mais ils ne sont pas tous efficaces ! ET c'est après que l'on se rend compte qu'ils avaient encore 2 ou 3 longueurs d'avance ! !

lundi, 1 décembre 2008

les journalistes s'interessent-ils aux idées des socialistes ?

C'est vrai que cet argument sur "tout ce qui les intéresse, c'est les nominations et les castagnes entre égos" on était plein de mépris pour ces caractères, ces personnalités que l'on soupçonnait de simple carriérisme. Mais qu iles y pousse ? C'est de la plate comptabilité : sur les interviews de responsables du PS au moment de la castagne sur l'élection du premier secrétaire, compter le nombre des questions posées par les journalistes sur les idées , plutot que sur les personnes. hé bien l'excellent Acrimed fait le compte. En gros, 2 questions sur 20...

Evidemment, après on éteint sa télé en se disant : ces leaders socialistes, y pensent qu'à leur carrière...

(cela dit, c'est tellement chiant dès qu'ils tentent d'exposer 2 ou 3 idées !)

Du porno + de l'éducation avec Messier + Madelin ?

C'est ici. Ebouriffant ! Messier administrateur d'une société qui gagne son fric grâce au porno ? Etonnant non ? Et Madelin chargé de combattre la fracture numérique qui rejoint la même société ?

froid dans le dos !

samedi, 15 novembre 2008

Citi group envisage de distribuer 26 milliards de bonus, après avoir reçu 25 milliards du fric des contribuables

Sympa, non ? C'est ici

L'instant magique, le Lefort du jour (ma chérie fais un effort, précipite toi sur la page 26 de Libération et laisse tomber le reste, les copines attendront)

D'accord, les talents de plume me rendent gaga. Ou plutôt verdâtre de jalousie. Mais tout seul, léger mal de tête, samedi pluvieux, ma fille papotte avec ses copines, mon amour de ma vie est au boulot, et tu tombes sur "Der Horizont" by Gérard Lefort page 27, et tu te dis, merde, trop beau. Trop ténu et tendu. Trop bref et imagé. Trop de tout avec toutes les nuances, et ce que tu rêves en plus.

Hommage !

Des nouvelles de Jean-Seb ?

et ça, vous me dites l'auteur ?

"Ah, un mari ! Exactement ce qu'il me faut ! Si cela pouvait se faire bientôt, qu'au moins à la place du café avant d'aller au lit je puisse avoir un vaillant amoureux !"),

Hé bé c'est Jean-Sébastien. Heureusement qu'il est là pour nous rappeler que le Kappelmeister était bon vivant !

Merci, grand Blad !

mardi, 11 novembre 2008

Comment sont les caisses ?

Elles sont ... enfin, elles étaient (jusqu'au plan de 340 milliards de dollars) :

Dominique Quinio évoque « les caisses vides de l’État français » (La Croix, 19 août 2008) ; Michel Noblecourt décèle des « caisses vides » (Le Midi Libre, 19 août 2008) ; Jorge D’Hulst fait lui aussi une saisissante découverte : « Les caisses sont vides » (Libération Champagne, 19 août). Yves de Kerdrel nous propose une magnifique variante : « Les caisses de l’État sont tellement vides » (Le Figaro, 19 août) ; une journaliste de France 2 dans un reportage sur la situation économique : « Les caisses sont vides » (« 20 heures », 25 août). Jean-Gabriel Fredet découvre lui aussi la dramatique situation des « caisses vides » (Le Nouvel Observateur, 28 août). Christine Kerdellant, sa consœur de L’Express, a l’esprit d’équipe : « Chez nous, Sarkozy et Fillon l’ont assez répété, les caisses sont vides » (28 août). Jean Pierre Tenoux remarque lui aussi « les caisses ... vides » (L’Est Républicain, 28 août) ; étonnante trouvaille de Christian Ménanteau : « les caisses sont vides » (RTL, 29 août). Constat identique dans l’éditorial du Monde : « les caisses sont vides » (29 août).

En somme, « Les caisses sont vides » (Michel Godet, Challenges, 4 septembre). Pardon ? « Les caisses sont vides » (Claude Weill, Le Nouvel Observateur, 25 septembre). En effet, comme le rappelle Patrick Bonazza, « les caisses sont vides » (Le Point, 25 septembre). Et pour l’inévitable Jean-Michel Aphatie, le constat est affligeant : « les caisses sont vides » (Blog, RTL, 19 septembre et 1er octobre). Saluons enfin dans cet océan de recopiage, l’originalité du vocabulaire d’Europe 1 : « On n’a pas de sous dans les caisses. » (1er novembre). Ouf !

J'espère que le site d'Acrimed ne m'en voudra pas d'une aussi longue citation : c'est trop beau dans la minutie. Et ce sont des JOURNAUX PAYANTS qui le disent. Des journaux censés faire de l'info "de qualité" : c'est vrai, merde quoi, je paye pour avoir de l'info de qualité !

Les économistes incultes, suite (ne crois pas, ma chérie, que ce soit une obsession ! C'est juste rigolo !)

Je lis un excellent article de Vanity Fair d'un historien sur la crise éco. Quelques alinéas sur la brève histoire de LTCM, ce fond spéculatif planté en 1998, et qui a failli provoquer une belle crise financière.

Longue citation en anglais

There was, however, another reason why Long-Term failed. The quants’ Value at Risk models had implied that the loss the firm suffered in August 1998 was so unlikely that it ought never to have happened in the entire life of the universe. But that was because the models were working with just five years of data. If they had gone back even 11 years, they would have captured the 1987 stock-market crash. If they had gone back 80 years they would have captured the last great Russian default, after the 1917 revolution. Meriwether himself, born in 1947, ruefully observed, “If I had lived through the Depression, I would have been in a better position to understand events.�? To put it bluntly, the Nobel Prize winners knew plenty of mathematics but not enough history.

C'est trop beau. le scientifique, le top de l'abstraction en science, qui dit lui-même qu'une science qui ne serait pas appuyée sur une expérience personnelle ne sert à rien. Vive la science !

mercredi, 5 novembre 2008

"Et maintenant, les emm... commencent" --je suppose qu'il se dit ça depuis cette nuit !

Je pense que les Etats Unis sont une puissance en déclin. Après 8 ans de grosses et dangereuses Conn..., ça va être dur de changer ! Encore que la plasticité de ce pays reste étonnante.

Obama, gérer le déclin ?

Quel destin, en effet !

(je serais assez influencé par les analyses de marginaux type Emmanuel Todd. Mais j'espère que vous vous foutez complètement de mon analyse de l'élection ! )

lundi, 3 novembre 2008

Denis Robert, la pétition et la suite

Le condamné bouge encore ! Acrimed fait une très jolie récap des derniers évènements Clearstreamiens. Un alinéa de la réponse de Robert, qui "ne veut pas être grâcié", à Clearstream qui mérite d'être cité :

S’il est vrai que la récente décision en appel est une victoire pour eux, je voudrais rappeler que cinq ans plus tôt, pour le même livre (La Boîte Noire), trois autres magistrats avaient condamné la firme à me verser 8000 euros et jugé mon enquête ’’sérieuse, de bonne foi’’ et ’’utile’’. Je me pourvois donc en Cassation.

Juste pour dire que ce n'est pas fini. Bravo l'artiste. Quelle ténacité !

dimanche, 2 novembre 2008

Je lis Presse Citron, blog bien fait dont l'auteur compte vivre de sa plume. Pris à son propre piège ?

Ca a l'air d'être un blog, avec un type plein de personnalité et de caractère aux manettes, et en fait, c'est payé par le type dont il parle pour dire que le type, il fait de l'info indépendante... Ca se complique !

vendredi, 31 octobre 2008

Voilà, c'est exactement ça, ça m'est arrivé 1500 fois depuis ---et les larmes me montent aux yeux

C'est la chute :

Lorsqu’ils éprouvent une émotion, un doute, une inquiétude, un bonheur, une déception ou qu’ils ont une simple nouvelle à partager, ils composent instinctivement le numéro de téléphone de leur père avant de ressaisir et de raccrocher en comprenant qu’il n’y aura personne. Il n’y aura jamais plus personne sur qui s’adosser.

et pourtant, je crois que je ne l'aimais pas tellement. Ou alors c'était très compliqué.

et je vais bientôt le lire, sans doute, ou peut-être pas.

Merci Pierre Assouline

mardi, 28 octobre 2008

la "naïveté scientiste" des Econoclastes (par ailleurs gentils pédago - c'est pour toi, ça, ma chérie)

Allez, puisque tu l'aimes, ton Delaigue, je t'en flanque encore une pincée. Cet esprit fort fait un bêtisier : donc on s'attend à quelque chose dans lequel il y ait vraiment des vraies bêtises.

C'est la. Or il se contente de se moquer bêtement de Rocard:

Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c’est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Avec son idée que le fonctionnement des marchés est parfait, il a laissé toute l’avidité, la voracité humaine s’exprimer librement. Michel Rocard, interview pour Le Temps, 23/10/2008 Et cet enfoiré aurait partagé la cellule de Milosevic. Ouai, vraiment, dommage qu'y soit mort, ce salaud qui défendait des idées.

C'est ça, la "naïveté scientiste" (c'est de l'un des lecteurs de ton Delaigue chéri). C'est croire que le chef d'une secte, le Friedman en question, ne défendait "que des idées" ; et donc qu'il n'avait aucune responsabilités dans le mauvais usage que de mauvais gouvernements avaient fait de ses idées. Non seulement Friedman a bien fait ce dont Rocard l'accuse, mais il ya prêté la main. Il a envoyé ses boys faire du conseil (très très bien payé) auprès de gouvernements fragiles pour mettre en place ces réformes "tout pour le libre marché", et avec le prétexte de la SSSScience...

Et pendant ce temps, ton gentil Delaigue (qui n'est qu'un exemple) continue d'écrire des choses anodines ; mais défend la Liberté de penser de ses Grands Maitres ! Dans la bouche de Rocard, j'avais compris immédiatement que c'était une exagération, une façon de parler de la responsabilité --Delaigue, non. Premier degré, le garçon !

lundi, 27 octobre 2008

Alexandre Adler a-t-il encore la moindre importance ?

J'espère que non, après avoir lu le florilège relevé par les excellents Acrimed... Ce type use et abuse du vocabulaire et des procédés de l'extrème droite d'avant guerre (le seconde guerre mondiale, bien sûr) ; cet obsédé de l'anti sémitisme est-il pris encore au sérieux par ses lecteurs de droite ?

J'espère que non !

juste à propos de Siné (dont on peut apprécier ou non la verve laïcarde : c'est pas la question !) ce passage :

Dans ce même article du 30 juillet, il concluait : « Aujourd’hui, on voit en tout cas qui a la trempe d’un Zola, d’un général Picard : c’est Philippe Val. Et qui a la bassesse de Drumont, de Maurras ou de Bernanos : ce sont les pétitionnaires semi-trotskistes en faveur de l’éternel stalinien Siné ».

dimanche, 26 octobre 2008

Gala - Voici avec Duschmoll LLP, sur le managing dir du Intal Mon Fund

Si vous voulez lire Gala et Voici en un seul volume (mais, ma chérie, en anglais, désolé !), voici le rapport intégral du cabinet d'avocats indépendants qui est allé voir sous les jupons de la collaboratrice de DSK.

A part ça, ce type est incorrigible, et il recommencera !

vendredi, 24 octobre 2008

Pour ceux qui se rappellent le "grain de sable dans les rouages" de la finance, idée de James Tobin à l'origine d'Attac

C'et le grand Dani Rodrick qui déterre ce texte magnifique (désolé, ma chérie, c'est en anglais). Mais rappelons que Tobin, mort récemment, était plutôt stupéfait que des gauchos se soient emparés de ses idées ! Car gaucho, il ne l'était pas du tout ! !

Vous avez vu l'incroyable aplomb de Clearstream ? de la pub dans Le Monde, genre Denis Robert on t'aime - Tiens, je me sens moins seul

Époustouflant. Clearstream ose se faire une page de pub dans Le Monde en proposant, du haut de sa grandeur, à Denis Robert de ne pas faire exécuter les décisions de justice s'il se tait enfin...

On a gagné 6 procès, disent-ils. On voulait juste que la "vérité" soit établie. Allez, petit garçon, on va pas te ruiner en plus, parce que c'est mauvais pour notre image de marque.

Moi je crois plutôt que Denis Robert n'a pu aboutir que parce qu'il n'a pas réussi à obtenir suffisamment de preuves. Ce qui n'a rien à voir avec la vérité. Voir la bonne synthèse (et la vraie info) faite par Acrimed à l'époque.

MàJ : je me sens moins seul : ya une réaction avec des signataires sur Rue89

mercredi, 22 octobre 2008

Montaigne, l'ancètre des blogueurs (ma chérie, j'espère que tu arriveras à en convaincre tes petits !)

Une très jolie chose dans le résumé que fait Francis Pisani d'un article récent. Il dit que bloguer, c'est aussi prendre le droit au repentir ; revenir sur ce que l'on a écrit. L'auteur dit :

C’est chez Montaigne que nous trouvons la quintessence de l’art de bloguer, dans sa façon de revenir sur ce qu’il écrit, de modifier, d’être sceptique face à soi-même, constamment.

Assez joli, il me semble ! A propos : savez vous qu'un savant a traduit Montaigne en français ? Et que c'est disponible gratuitement en téléchargement ? Pas mal ! Tout le monde voudrait lire Montaigne, mai j'y ai renoncé parce que le vieux français est vraiment trop chiant !

Merci monsieur de Pernon !

mardi, 21 octobre 2008

Les économistes ne servent pas à grand chose - once again

Le bel Alexandre Delaigue, ma chérie, sévit encore. Pour t'épargner la lecture de l'argument, je te sers juste l'envoi :

"On a longtemps cru que les banques apprendraient des diverses crises et réduiraient leurs prises de risque mais ça n'a jamais été le cas. Les banques auraient dû savoir qu'un tel effondrement était possible mais elles ont tout de même couru le risque. Un tel comportement est difficile à comprendre, et sans savoir comment elles en sont venues là, il sera bien difficile de prévenir des crises futures. »

Autrement dit : on n'a rien vu venir, on n'a rien compris. Et pour l'avenir, ça s'arrange pas !

Note qu'il est quand même présenté dans cette pure page de pub pour son bouquin récent comme "professeur à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr" : des gens qui n'apprécient pas vraiment l'incertitude, pourtant !

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