je lis des journaux payants (et souvent, je ne trouve pas ça drôle)

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dimanche, 30 octobre 2005

à Barcelone, j'aime pas les vieux

Barcelone petit déjeuner solitaire à l’hôtel avant de prendre l’avion. Salle en sous sol, éclairage trop blanc, trois péronnelles murmurant dans un coin à tout vitesse, comme font tous les catalans (et les espagnols), au lieu de m’apporter du café chaud. Tout à coup, ça y est, j’ai compris ce qui me réveille et me met mal à l’aise : que des vieux ! Il n’y a que de vieux couples et quelques veuves dans cette salle.

Et j’aime pas les vieux, et surtout les vieux un peu riches qui fréquentent ce genre d’hôtels. Ils sont lents, ils marchent au radar, ils ont toujours l’air d’avoir mal quelque part, ils ont le regard tourné vers l’intérieur, ils se chouchoutent, ils se poupoutent, ils se regardent, ils sont pensifs façon tous racornis, et de profils, leurs courbes s’inversent : ils ont du bide et plus de fesses. Les hommes ne parlent plus à leurs femmes, et les femmes minaudent en tremblotant. Ils sont excessivement obséquieux avec les serveuses, et les serveuses leur parlent catalan sur un rythme de mitrailleuse, ce qui les fait trembloter encore plus. Ils chipotent leur nourriture, ils boivent avec de minuscules slurp précautionneux. Au secours, je suis cerné, ils me menacent.

Bref, rentrons à Paris.

mardi, 25 octobre 2005

je m'inscris au comité de défense et illustration du point virgule

C'est là ; c'est très beau ; et ça nécessite des points virgules

(heu : pluriel des noms composés ? ! ? )

samedi, 8 octobre 2005

"En vieillissant, on renoue toujours avec les Grecs", dit Houellebecq

C'est ma fille chérie Maud qui m'envoie cette citation. Ce Houellebecq a beau soigner son coté exaspérant, il laisse échapper parfois de vrais bijoux. Oui (pour Maud). Faudra que je tente d'expliquer ça, parce que ma culture grecque initiale était proche de Zéro !



Mais les deux qui m'ont fait "renouer", c'est bien sûr l'admirable Vidal-Naquet, et son pote Jean-Pierre Vernant. A la fois parce que ce sont tous deux de grands historiens, mais j'aurais du mal à avoir de l'estime pour des historiens sans avoir d'estime pour les hommes : or ces deux hommes-là sont estimables. A bien des titres.

(Et les dieux savent que l'estime n'est pas un sentiment dont je suis prodigue !)

Je n'ai lu d'eux que les livres "grand public". J'en garde une impression de profonde familiarité.

Et je compte me remettre un de ces jours à Homère. La pile des livres à lire monte !

jeudi, 6 octobre 2005

J'aime et j'admire cet homme. Et malgré ce qu'il affirme, c'est quand même un perdant

Extraits du livre à paraitre de Rocard dans l'Obs. J'aime cette honneteté profonde, y compris sa naïveté (le symétrique de ce qu'il qualifie de cynisme chez les autres, Mitterrand en tête, mais aussi Joxe, etc.). J'aime qu'il soit injuste à sa façon. Qu'il avoue, qu'il admette ses erreurs. Ses femmes, sa mère.

Et je le crois même quand il "supplie" l'intervieweur de le croire : "ce que j'ai fait suffit à mon estime de moi". Mais le problème, camarade, c'est que quand on s'est mis dans la position de conquérir le pouvoir, hé bien il faut le conquérir. Ne serait-ce que pour ne pas y laisser moisir les pires des cyniques. Or tu as perdu, là dessus, camarade. Notre question à nous, militants des multiples causes qui se sont reconnus en toi, n'est pas de savoir si tu te sens bien, même sans être devenu président de la République. Notre question, c'est : notre champion a perdu ; donc grâce à lui, les cyniques ont gagné.

Voilà. Sans aucun doute, ton "inscription dans l'histoire du socialisme" est acquise, camarade. Mais cette "inscription" nous déçoit.

(c'est dans le Nouvel Obs de cette semaine)

dimanche, 2 octobre 2005

Évaluation du coût des bouchons aux USA 63 milliards de dollars par an en essence et en temps perdu. Et Libé est toujours aussi mollasson.

C'était juste pour mémoire, c'était dans libé d'hier, 1er octobre

On y retrouve aussi Hélene Hazera dans la rubrique Trans, sans que le journal ne signale qu’elle était un pilier du service culturel de Libé ancienne manière. Tristesse. Si Libé est si mollasson ces temps ci, c’est dû en partie au départ des foutraques fantasques qui, peu à peu n’ont plus trouvé leur place. Un vrai Libération aurait dû continuer de faire la mode, au lieu de se contenter d’en rendre compte et de la suivre. Même si ça voulait dire perdre des lecteurs plan plan. Ceux lisent 20 minutes, ce que leur reproche ce neuneu de July, étaient des mollassons et le sont restés. Les mollassons lisent mollasson, et puis voilà.

Ah, la forteresse snob du service culture de Libé, plein de grandes folles, d’homos grandioses, de fêlés, et de foutraques ! même la chronique TV était fantastique. Même la météo était grandiose, avec Gillot Petré. Aujourd’hui ? tu lis la même chose que dans les autres, 20 minutes compris. Et aujourd’hui, on te transmet sur le papier la même chose (en moins bien) que tu peux trouver partout ailleurs. Bullshit, camarade.

jeudi, 15 septembre 2005

Robert Parker à l'esbrouffe

Je suppose qu'il y a plusieurs façons de traiter du croquemitaine. Mais si vous avez vu Mondovino de J Nossiter, vous devez savoir à quoi vous en tenir !

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