C'est là. Et par ailleurs, ce rodrick est réellement un économiste remarquable
Economie
mardi, 17 mars 2009
Ma chérie, enfin un économiste clair et concis ! Même en anglais, tu comprendras ce The world of finance, briefly explained
Par Yves Duel le mardi, 17 mars 2009, 22:28
dimanche, 28 décembre 2008
Ouais, j'avais écrit un article prémonitoire sur la C CC C CCC C C C C rise ya 10 ans ! Et j'avais raison !
Par Yves Duel le dimanche, 28 décembre 2008, 12:44
J'avais écrit un truc sur les Quinquas ya 10 ans dans un mag de Gôche, en expliquant qu'un jour, les djeunzs se vengeraient des BabyBoomers égoïstes, qui s'étaient goinfrés pendant les 30 glorieuses, puis qui avaient stoppé l'inflation quand ils s'étaient rendus compte qu'ils y avaient intérêt. Les djeunzs, avais-je écrit, nous fabriqueraient de l'inflation à nouveau car ils y auraient intérêt. Et voilà le passage des Econoclastes qui m'a fait sourire :
Pour ces différentes raisons, de nombreux économistes (voir en particulier Rogoff) préconisent désormais de tenter de sortir de la crise par l'inflation. Willem Buiter et Martin Wolf expliquent comment faire,
Ensuite ils disent qu'il faut un 5 à 6% d'inflation pendant 2 ans, puis revenir à des trucs plus raisonnables. En fait, je ne pense pas qu'on puisse revenir à ces trucs. La vraie question est de savoir qui a intérêt à l'inflation : ceux dont les revenus sont élastiques, qui suivent les prix des marchés (ils augmentent qd l'inflation augmente), ceux qui ont remprunté à taux fixe (ils remboursent en monnaie de singe) , et ceux qui vont prêter (ils prêteront plus cher).
En revanche ceux qui ont des revenus fixes (une partie des salariés, ceux qui n'ont pas le rapport de force, et les retraités), ceux qui ont des dettes à taux variables en cours ont intérêt à ce que l'inflation baisse
Qui c'est à votre avis, qui ya intérêt ? les Djeunzs, bien sûr ! Cette crise va consacrer l'inversion du rapport de force entre les jeunes et les vieux. Et les vieux vont mourir jeunes et ruinés !
C'est la vie, madame Jules !
(dans les commentaires d'econo, la jolie citation appliquée à l'inflation : "but you cannot just be a little pregnant" = une fois ouverte la boite de pandore, personne, y c les banques centrales, ne peut plus rien faire. Vous ne pouvez pas avoir "un peu" d'inflation. Vous ne pouvez pas être "un peu" enceinte ! )
vendredi, 10 octobre 2008
L'économie, science des passions
Par Yves Duel le vendredi, 10 octobre 2008, 08:45
Je cherchais depuis longtemps quelque chose d'intelligent, de cultivé et de lisible sur le fait que l'économie ne peut se comprendre sans recours à l'analyse des passions. Il semble que j'ai trouvé.
Voir Tarde, 1902
IL est analysé par Bruno Latour dans un petite livre, "L'économie science des intérêts passionnés", dont je me régale à l'avance
Sapir sur le plan Paulson
Par Yves Duel le vendredi, 10 octobre 2008, 07:41
Un papier magistral de Jacques Sapir sur les critiques du Plan Paulson. Juste une citation sur un argument que je n'avais pas vu, à propos du bras de fer entre opérateurs de marché et autorités politiques pour restaurer la confiance :
Si l’on reprend la métaphore militaire déjà utilisée, ceci reviendrait à envoyer un général à la bataille en ne lui donnant l’autorisation de tir que sur 25% des munitions qui sont dans les caissons, l’autorisation du Chef d’Etat-Major étant nécessaire pour les 25% suivants et celle du gouvernement pour les 50% restant. De plus, on communiquerait à l’adversaire cette limitation de la liberté d’engagement du général…
mercredi, 17 septembre 2008
4000 milliards $ envolés (mais ils n'avaient jamais vraiment existé)
Par Yves Duel le mercredi, 17 septembre 2008, 05:46
C'est ça, le commerce des promesses.
voilà la valeur avant / après que "les marchés" attribuaient aux grandes banques impliquées :
Citigroup: $236.7 billion to $97.8 billion. Bank of America: $236.5 billion to $150.2 billion. AIG: $179.8 billion to $32.3 billion Goldman Sachs: $97.7 billion to $61.3 billion American Express: $74.8 billion to $45 billion. Morgan Stanley: $73.1 billion to $41.1 billion. Fannie Mae: $64.8 billion to $700 million. Merrill Lynch: $63.9 billion to $24.2 billion Freddie Mac: $41.5 billion to $300 million. Lehman Brothers: $34.4 billion to $2.5 billion. Washington Mutual: $31.1 billion to $2.9 billion
et de fait les écarts sont tellement grotesques que l'on comprend a postériori les "effervescences irrationnelles" : ce Greenspan restera comme le grand responsable qui a laissé gonfler la bulle pendant des années
lundi, 1 septembre 2008
le fils du dictateur perd sa culotte quand son père est malade - une étude économique démonstrative
Par Yves Duel le lundi, 1 septembre 2008, 14:44
Trouvé par hasard sur un blog. C'est la première fois que je lis une démonstration aussi magistrale : en gros, la valeur en Bourse de l'entreprise du fils de Suharto diminue à mesure que l'on apprend de mauvaises nouvelles sur la santé de son père, le dictateur.
Ca veut dire, en allant vite, que les actionnaires de l'entreprise du fils savent que la boite ne gagne du fric que grâce à la corruption permise (encouragée?) par le père. DOnc si le père meurt, la boite du fils ne vaudra plus rien. Donc on vend les actions en Bourse, avant que les actions de la boite ne valent plus rien. C'est spectaculaire...
cela dit, je suis très énervé par les donneurs de leçons du Nord sur la corruption dans les pays du Sud, car ils feraient souvent mieux de balayer devant leur porte et la porte de leurs cousins, les grandes entreprises. Qui se rappelle aujourd'hui de Wolfofitz, le faucon prévaricateur à la tête de la Banque mondiale ?
Et la corruption, c'est un phénomène compliqué culturel, qui mérite des analyse plus sophistiquées qu'une simple condamnation morale. Voir les travaux magnifiques de Jacques Ould Aoudia par exemple ici sur la gouvernance dans les pays du Sud.
mardi, 26 août 2008
Subprimes : un bon papier récapitulatif sur les mensonges des uns et des autres
Par Yves Duel le mardi, 26 août 2008, 11:12
tiens, un bon papier sur les subprimes, quoi que tardif. Si ça pouvait servir quant aux mensonges à venir...
mercredi, 30 juillet 2008
Les grandes banques financent aujourd'hui ce qui fera encore plus de dégâts demain
Par Yves Duel le mercredi, 30 juillet 2008, 14:50
une longue citation du rapport Banktrack 2007 dont je viens de découvrir l'auteure (elle est charmante, même si elle ne parle qu'anglais --et qu'elle raconte des horreurs sur les grandes banques françaises !)
Le rapport évalue les politiques de crédit de 45 grandes banques internationales selon trois critères : le contenu des politiques sectorielles, le degré de transparence et de responsabilité, et l’application de ces politiques. Parmi les résultats présentés dans le rapport, les éléments suivants sont particulièrement intéressants : * Seules 4 banques sur 45 ont développé des politiques concernant les secteurs minier, pétrolier et gazier, et ce malgré leur impact désastreux sur l’environnement. BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société générale n’ont en aucune ; * 36 banques sur 45 n’ont aucune politique concernant l’agriculture (y compris le Crédit Agricole) ; * Seule HSBC (Royaume-Uni) fait référence à la Commission Mondiale des Barrages, et elle reçoit également la meilleure note pour sa politique sur le secteur forestier ; * Rabobank (Pays-Bas) est la seule banque ayant une politique « correcte » pour le secteur de la pêche ; * Aucune banque n’a développé de politique sur l’évasion fiscale et les paradis fiscaux. Seule BBVA (Espagne) mentionne qu’elle ne soutient pas les activités reliées à l’évasion fiscale par ses clients ; * Les engagements plus poussés, en terme de droits humains de Rabobank contrastent clairement avec les politiques souvent vagues et approximatives des autres banques. Les banques commencent à être conscientes de la nécessité d’élaborer une politique sur le climat, puisque pas moins de 31 banques sur 45 mentionnent leurs politiques ou pratiques dans ce secteur ; malheureusement, la qualité générale de ces informations est faible, manquant d’engagements de réductions des émissions induites. Enfin, 34 banques publient un rapport annuel de développement durable vérifiée par une tierce partie et remplissant les exigences de base de la Global Reporting Initiative et de son supplément pour le secteur des services financiers. La transparence et la responsabilité au niveau des financements de projets reste faible, peu de banques, y compris celles qui ont signé les Principes d’Equateur, fournissant quelque détail que ce soit sur leurs clients et leurs transactions.
jeudi, 10 juillet 2008
Jean Tirole, cinq "défaillances de marché" pour expliquer les subprimes --gros cons avides et irresponsables est un bon titre pour cette interview, mais comme c'est un scientifique, il cause plus poli que moi
Par Yves Duel le jeudi, 10 juillet 2008, 15:35
C'est la, c'est magnifique, hélas un peu technique. Un grand prof d'économie.
mardi, 8 juillet 2008
According to Bush, the problem with the French is they have no word for entrepreneurship.
Par Yves Duel le mardi, 8 juillet 2008, 12:56
Ca vient de là. La suite c'est :
There’s a quote that’s been floating around the Internet, a comment attributed to George W. Bush in a conversation with Tony Blair. According to Bush, the story goes, the problem with the French is they have no word for entrepreneurship. Any educated person with even the slightest knowledge of language immediately lapses into giggles over this story. “No French word for ‘entrepreneur’? It’s a French word, you dolt!�? is the typical response.
trouvé grâce aux commentaires de l'économiste qui veut créer le prix de la chèvre économique, et qui commence par les journalistes commentant le rapport sur l'enseignement des SES
C'est pas sympa pour les chèvres, mais hélas il a raison.
MàJ : Zut, il parait que la citation est fausse; Dommage, trop belle !
lundi, 7 juillet 2008
Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, confirme que nos chères petites têtes blondes ne sont pas endoctrinées en SES et se demande pourquoi on est venu le déranger
Par Yves Duel le lundi, 7 juillet 2008, 16:51
C'est là, et c'est fort joliment dit ! Les attaques contre les modes d'enseignement de sciences économiques dans le secondaire sont le fait de gens qui ont des croyances, qu'ils confondent avec de la connaissance objective. Comme, par ailleurs, les profs de SES sont souvent (parait il) d'anciens militants de gauche, on en déduit que nos chers petits se font bourrer le mou.
d'ailleurs la preuve :

que j'ai piqué ici : trop joli !
dimanche, 6 juillet 2008
"peut-être ne lisez vous pas assez les blogs économiques pour comprendre ce qu'il veut dire ?"
Par Yves Duel le dimanche, 6 juillet 2008, 14:38
la citation ci-dessus me ravit : c'est le commentaire d'un économiste qui s'adresse à moi, qui avais osé poser une question sur le blog d'un autre économiste...
(voir le billet ci dessous)
Les économistes sont décidément des gens merveilleux ! Et utiles parfois, dit-on. (d'ailleurs, quand ils ne le sont pas, ils dépriment !)
jeudi, 3 juillet 2008
Tiens, un économiste déprimé
Par Yves Duel le jeudi, 3 juillet 2008, 15:55
Je vous le livre : il pense qu'il pourrait être utile parce qu'il sait des choses, mais que les gouvernants n'ont pas confiance en lui.
TrôBô !
jeudi, 19 juin 2008
Only the top 10% of US earners have seen their incomes grow faster than productivity since 1966
Par Yves Duel le jeudi, 19 juin 2008, 13:29
C'est clair, non ? C'est la. Et on se demande encore si les bons objectifs vis à vis du Sud, c'est réduire la pauvreté (c'est en cours) ou réduire les inégalités (elles augmentent)
lundi, 26 mai 2008
le coté neandertalien de la presse écrite (Le Monde) et de son avatar récent (Mediapart)
Par Yves Duel le lundi, 26 mai 2008, 07:39
Comme ce blog est très flemmard, je vous renvoie, pour respecter son objectif affiché (je lis des journaux, etc...), vers un très bon papier très méchant très en ligne et très gratuit qui est ici.
la démo consiste à montrer que Plenel continue sur le Web a faire de la presse papier payante, et donc n'a rien compris à son propre projet. Très joli (et triste).
(mon handicap intellectuel : feuilleter le journal, se salir les doigts et boire un express brûlant fait partie de ma vie quotidienne depuis plus de 40 ans ; donc je colle à ces néandertales, tout en m'en défendant ! Dur !)
mercredi, 27 février 2008
le Haut Commissaire Martin Hirsch a ouvert la boite de Pandore. Bravo. Vazy t'es vraiment un bon.
Par Yves Duel le mercredi, 27 février 2008, 15:25
j'ai de l'estime et même de l'admiration pour Martin Hirsch, que j'ai suivi de près quand il était président d'Emmaüs. Je suis en train de lire "La chomarde et le Haut Commissaire" : super. Il a ouvert un Blog depuis qu'il est Haut Commissaire (quel titre ! il parait que ça lui rappelle son grand père !).
Et depuis, ça balance à tout va. Voyez ça. Ca impressionne.
lundi, 24 décembre 2007
la déclaration d'amour d'Esther Duflo pour Jean Tirole, par Libération interposé
Par Yves Duel le lundi, 24 décembre 2007, 18:29
Ca vous a pas frappé, vous, le ton du dernier Duflo dans Libération ? Elle fond, littéralement d'admiration pour Tirole qui vient de recevoir une médaille de je ne sais plus quoi (meilleur économiste ?), ce qui, semble-t-il, est largement mérité ; amis elle profite de son papier, lire la chute, pour lui balancer un message perso dans le genre : si tu m'veux (dans ton école à Toulouse), va falloir faire la cour, mon gârs.
J'aime bien Duflo. Je veux dire que je ne la connais pas, ne l'ai jamais vue ni entendue, et ne sais d'elle que ce qu'elle écrit dans Libération ; mais j'aime bien ce bon sens. Genre : 1 - le marché existe et fonctionne moins mal que d'autres trucs ; 2 - juste pour faire quelques trucs utiles au fonctionnement de l'économie ; 3 - mais quand il essaye de faire autre chose en plus (exemple : "faire société"), vaut mieux lui taper dans la gueule avant qu'y s'la joue.
(on doit appeler Régulation, ou un truc du genre)
Voilà. je suppose que Jean Tirole est aujourd'hui un vieux monsieur. mais je serais lui, je serais flatté !
(mes meilleurs voeux)
dimanche, 11 novembre 2007
Faites passer : Vive le surendettement des pauvres grâce à l'Europe moderne ! Bientôt n'importe qui pourra prêter n'importe quoi !
Par Yves Duel le dimanche, 11 novembre 2007, 11:24
C'est juste un coup de gueule préventif. Un projet de directive sur le crédit conso se balade depuis des années dans les tuyaux. Un foutu rappporteur au parlement vient de glisser 2 ou 3 peaux de banane dans le texte, à peu près équilibré. C'est nos pauvres qui vont en prendre plein la gueule, car ils ne sont pas encore aussi blindés que les anglais. Voilà le texte adopté la semaine dernière par ECRC et d'autres associations. Faites passer.
Crédit à la consommation : non à la réduction de la protection des consommateurs européens ! Les associations des consommateurs et organismes sociaux protestent contre les récentes modifications du Parlement sur la directive sur le crédit à la consommation
La version actuelle de la Directive Crédit à la consommation telle qu’elle est présentée par le Rapporteur au Parlement européen :
• traite d'un domaine important pour la cohésion sociale et la défense des consommateurs dans l’Union européenne à l'égard de la hausse du surendettement, de l'usure et du manque de contrôle des consommateurs sur leurs propres finances
• veut remplacer l’expression « assure un haut niveau de protection des consommateurs », comme l'exige l'art. 95 du Traité par « protège les consommateurs à un niveau approprié », en mettant à la charge des consommateurs la responsabilité de devoir s’informer eux-mêmes et de porter seuls les conséquences d’un produit inadapté
• remplace les règles nationales de protection des consommateurs par le droit communautaire (principe d’ « harmonisation totale ») et réduit en même temps les normes minimales dans certains domaines (crédit lié à un produit d’épargne assurance vie, frais de remboursement anticipé...) et demande aux États membres de supprimer les obligations minimum des prestataires dans le prêt responsable, comme l’obligationd e ocnsulter les fichiers débiteurs et autres bases de données dans certains pays
• révoque l'obligation de fournir une série d’informations communes et standardisées, qui contiendrait les points les plus pertinentes pour le consommateur ; ainsi que l’obligation de lui fournir un plan d'amortissement et de remboursement montrant l'impact qu’aurait le crédit sur sa situation financière
• raccourcit le délai de rétractation pendant lequel le consommateur peut révoquer son crédit s'il n'est pas correctement informé de ce droit.
• Affaiblit le principe du « prix tout compris » pour le crédit dans son ensemble (le "TAEG" : taux annuel effectif global), puisqu’il exclut non seulement les intérêts cachés sous forme de commissions reversées a partir des frais d'assurance, mais veut également exclure le coût des intérêts associés aux remboursements d’un crédit lié a un produit d'épargne à moindre rendement, ce qui fera baisser le plafond sur l'usure dans de nombreux pays
• donne le droit de facturer des frais et indemnités lors d’un remboursement anticipé et d’un refinancement, touchant en particulier les plus vulnérables, et a l’intention d'introduire une nouvelle forme de protection des consommateurs seulement "à la demande"
• va nettement en dessous des normes actuelles en matière de défense des consommateurs dans le cadre des législations nationales s’appliquant aux prêts hypothécaires, crédit-bail, crédit à petit montant, remboursement anticipé, intérêts de retard, et droit d’annulation ou garanties
• ceci concernant une proposition qui n'a pas été discutée de façon conforme et publique par le Parlement européen en deux lectures par les mêmes députés élus
Pour la protection des consommateurs, l’ECRC exige, au minimum, que les points suivants soient introduits avant l'adoption de ce projet de directive :
1. Rejeter la proposition faite par le député européen M. Kurt Lechner, rapporteur de l’IMCO (commission du marché intérieur et de la protection du consommateur) dans sa totalité, et en particulier sur l'affaiblissement du niveau de protection des consommateurs dans l'UE, le concept de "protection du consommateur sur demande seulement", l'exclusion des frais connexes dans le calcul du TEAG, l’abrogation de l’obligation d'information et de fournir un tableau d'amortissement et de remboursement, la suppression des normes minimales dans l'UE et les autres points mentionnés ci dessus
2. Transformer l’harmonisation totale en une obligation globale d'information, tout en laissant le droit à une meilleure protection des consommateurs au sein des États membres.
3. Introduire une réglementation uniforme pour le calcul d’un TEAG à un « prix tout compris » qui permette les comparaisons, et inclut le coût de tous les services, particulier le coût des contrats d'assurance que le prestataire à lié à son offre de crédit, et pour lequel le créancier conserve le droit de rejeter la demande de crédit du consommateur dans le cas où ces services connexes ne seraient pas achetés en même temps et avec le crédit lui-même.
4. Inclure les crédits revolving de petits montants dans le champ de la directive car ceux-ci conduisent dans la pratique à des systèmes de refinancement par cartes de crédit ou par prêts sur salaire ; et étendre le texte pour couvrir le crédit-bail qui remplace l’utilisation d'un crédit.
5. Maintenir le droit de rembourser et de s’acquitter de sa dette en tout temps sans pénalité et de frais.
mercredi, 7 novembre 2007
Tiens, ma chérie, enfin un économiste qui sait écrire ! Et qui écrit modestement !
Par Yves Duel le mercredi, 7 novembre 2007, 18:45
Toi qui aimes, malgré l'intimidation, les économistes, tu devrais lire Le Monde de ce soir. page 2,, il ya un excellent article de Daniel Cohen qui explique que les pauvres n'ont pa pas tort de trouver que la vie est chère, alors que tous les économistes nosu expliquent que non, ya pas d'inflation et ya pas de hausse des prix. C'est lumineux..
En voilà un au moins qui fait son boulot d'économiste : ils nous raconte, décrit, explique modestement la réalité. Au lieu d'enchoser les mouches en nous racontant ses rêves éveillés sur l'avenir.
mardi, 9 octobre 2007
Les économistes nous prennent pour des chiens (ya un T shirt à gagner à la fin de ce billet)
Par Yves Duel le mardi, 9 octobre 2007, 20:00
Je vous republie ici un commentaire que j'avais laissé chez Samantha (dite "ma chérie") parce qu'elle a autre chose à penser, et par pure coquetterie : mon commentaire a eu un commentaire que j'ai particulièrement apprécié ; donc je me sens un peu responsable vis à vis de l'humanité souffrante.
Samantha, qui aime provoquer des rixes, me hélait de sa voix forte en demandant : "Yves (Duel, bien sûr), je ne comprends pas ce que tu reproches à (ce merveilleux, si didactique, sage et pondéré - note de la claviste) Alexandre". il s'agit d'Alexandre Delaigue : googlisez le si vous connaissez pas.
voici voilou, lui réponds-je :
Ma chérie, ce que je reproche aux économistes, y compris ton Delaigue chéri, c’est de nous prendre pour des chiens.
Même quand je te cite : « D'où l'impression que l'économie, c'est pour les spécialistes. Des gens érudits et un poil prétentieux. Qui de toute façon sont comme les prévisionnistes météo, dans l'erreur la plupart du temps ».
(je retiens ton autre citation pour la fin : « le délicieux Yves Duel ». Ca, c’est du bloging !)
Bin non, ta comparaison n’est pas la bonne. Parce que les prévisionnistes météo améliorent d’année en année leurs prévisions : aujourd’hui, ils en sont (en général dans les zones tempérées) à plus de 60% de probabilité de prévoir juste (donc presque « la plupart du temps) ; et ils amélioreront encore à mesure que leurs possibilités de calcul augmentera. C’est tout con : il faut augmenter le nombre des capteurs et la puissance de calcul pour comparer : quand il se passe ceci à cet endroit, il est de plus en plus probable qu’il se passera cela.
Il reste deux différences avec les économistes : les météo analysent des comportements « rationnels », mais sans intention ni volonté, alors que les économistes sont censés interpréter des comportements humains , c'est à dire avec des intentions (même stupides et irrationnelles) et des volontés (même quand on ne les comprend pas).
Deuxième différence : les météo n’existent que pour prévoir ; ils y sont contraints par leur statut même (ou alors ils sont virés !) ; alors que les économistes ne prévoient que parce que ça les branche, ou parce qu’ils ont payés pour ça. Et la plupart d’entre eux feraient mieux de suivre le conseil de Keynes : s’ils savaient nous raconter la réalité et l’interpréter pour nous, ce serait déjà pas mal, au lieu de vouloir prévoir (et prévoir l’avenir, ce qui est encore plus dur �?� )
C’est ça le cœur du truc. Les économistes sont pas définition les Sybille du prince, qui les paye pour se désangoisser du futur. Alors ils se croient malins en se réfugiant dans la science pour en « déduire » des tendances. Et ils n’ont raison, en général, que dans les domaines ou un peu de bon sens (et de culture) suffirait.
(Évidemment le prince peut être Sarko, mais aussi le peuple, la banque ou même le parti communiste. C’est pas un problème. Tout le monde peut se payer une Sybille qui pousse des hurlements indistincts au fond de sa caverne ; hurlements que tu as donc le droit d’interpréter comme tu veux !)
Exemple sur celui que tu aimes. « L’approche coûts bénéfices » appliquée à l’immigration. Je conteste le postulat de départ ( = cette approche serait utile pour se faire une idée). L’immigration est le domaine typique des passions. C’est la haine de l’autre (et de soi même ?) qui probablement mobilise une partie de l’opinion, alors relayée par le discours public de leaders qui la mettent en forme. Et c’est une passion humaniste symétrique qui fonde l’attitude des autres, souvent peu opérationnelle.
Mais l’essentiel est là. On a envie éventuellement (rarement, en fait) de fonder sa passion sur des raisonnements « rationnels » (merci les économistes modestes qui se contentent de mettre en forme les arguments : ils racontent, ils décrivent). Mais on ne changera pas d’opinion pour autant, car on ne changera pas de fonction sociale. Ou rarement. Donc les uns (ceux qui gouvernent) devront assumer des décisions et provoquer des inflexions politiques ; et les autres (les humanistes) continueront de résister : stupidement pour certains d’entre eux (je suis agacé de temps à autres par la naïveté de mes camarades solidaires de RESF) ; mais en raison de passions que je continue de trouver admirables. Et puis après il se passe deux choses. C’est du rapport de forces que sortira la décision. Et on n’obtiendra aucune inflexion profonde sans accès à une meilleure culture d’ensemble pour tous. C’est plat, hein ? Mais c’est comme ça la vraie vie !
Regarde le récit, c’est pas compliqué, des 4 gros pêtages de plomb de ces dernières années, et tu y trouveras plein d’économistes rassurants, dans un mélange d’hypocrisie, d’avidité, de corruption, d’idéologies toutes faites. Regarde la crise de 96 en Asie : de gros salopards d’économistes ont passé des décennies à donner des leçons aux pauvres ; et les seuls pauvres qui s’en sont tirés sont ceux qui ont réussi à résister à leurs médications. Regarde LTCM : avidité et cupidité expliquent mieux la chute que n’importe quoi d’autre. Dedans, il y avait 2 prix Nobel d’économie. Regarde Enron : des wagons entiers d’économistes ont justifié la modernité du marché de l’énergie bla bla, alors qu’il y avait juste une belle bande d’escrocs. N’arrête surtout pas de regarder le Subprime, car ça va croitre et embellir : avidité et cupidité idem ; et cette fois ci les salopards (bien sur confortés par des économistes) savaient très bien ce qu’ils faisaient en surendettant les pauvres. Et là, on se fait les pauvres et moyennement pauvres du pays le plus puissant de la planète. Ca a de la tronche, non ?
T’as besoin d’économistes pour te raconter tout ça ? tu peux, mais au moment ou toi, citoyenne, tu fais un effort, tu te concentres, mais tu sens que tu ne comprends pas, tu peux aussi te dire : voilà le rideau de fumée. Ce mec n’est pas capable d’être clair. Ca peut pas être un bon économiste. Stop.
Les deux trucs qui m’exaspèrent chez les économistes, c’est qu’ils sont (même si certains le nient) des rationalistes. Ils essaient de s’en défaire, mais toutes leurs constructions sont fondées sur l’hypothèse que les « agents économiques » (toi, moi, les entreprises) ont des comportements rationnels, ce qui veut dire dictés par leur intérêt.
Même les plus modernes à la Mankiw, jeune et chicos prof d’une université américaine prestigieuse, et que ton ami Delaigue admire certainement. L’un de ses théorèmes de base, son La Loi et les Prophètes, c’est : « les agents économiques réagissent aux incitations ». Voilà. Super, non ? Là, tu es impressionnée, n’est ce pas ? Et d’ailleurs il a raison, c’est vrai dans 90% des cas, sauf que ce sont les 10% restants qui cassent tout et sont imprévisibles. Tu as deviné toute la science du Roi des Économistes. Dire « les agents réagissent... », c’est juste traiter les agents en question comme Pavlov traitait son chien (Pavlov qui par ailleurs était alcoolique, ignorant et escroc). Tu me présentes un plat vide, je remue quand même la queue (toutes choses étant égales par ailleurs), il me semble qu’il n’est pas indispensable de passer par une université américaine pour dire ça et pour en percevoir en même temps les limites. (Non, il n’y a aucune allusion obscène dans Mankiw, à ma connaissance !)
Et 2 : leurs raisonnements sont toujours « toutes choses égales par ailleurs », alors que par définition, TOUTES les choses ne sont JAMAIS égales par ailleurs. Avec de telles restrictions mentales, moi je te fais de la science : Si ma tante en avait deux (toutes choses égales par ailleurs), ce serait mon oncle –etc etc etc
Voilà. Ton Delaigue est sans aucun doute un gentil garçon, mais je crains qu’il n’ait jamais quitté sa gentille école et ses gentils élèves. Il leur décrit très bien la réalité et la leur rend accessible, mais dès qu’il se met à leur prédire l’avenir, je lui suggérerais volontiers d’aller plutôt mettre la main aux fesse de Madame Irma ; ça ne peut lui faire que du bien !
(la fin de mon comment a disparu dans la stratosphère, je ne sais pourquoi). Mais émerveillé, je découvris, entre d'autres choses tristes ches Samantha, un commentaire percutant à mon commentaire :
Le mardi 9 octobre 2007 à 09:47, par Anne
C'est où la boutique pour acheter le t-shirt "I love les explications d'Yves Duel qui me réjouissent dès potron-minet" ?!!
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