je lis des journaux payants (et souvent, je ne trouve pas ça drôle)

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mercredi 7 mai 2008

Elle ramperait pour des langoustines ; j'irais jusqu'à dire : elle se vautrerait...

la reconnaitrez vous ?

(c'était Paris Carnet ce soir...)

jeudi 20 mars 2008

Chic alors, c'est parti pour un deux-en-Un (dé plou en plou difficile !)

c'est là

(je me permets de faire remarquer à l'honorable assistance que chez moi, les trucs de ce genre sont classés dans la rubrique "snobisme")

MàJ : ouais, bin les voyages, la flemme et touça touça ... Rien écrit !

lundi 25 février 2008

Christophe Barbier, le patron de l'Express : je le croyais juste patron de l'Express. En fait, il est ouah !

C'est là

après il y a un prof --ridicule ou le frisant !

j'avais entendu dire qu'il faisait du théâtre, mais là, chapo !

mercredi 28 novembre 2007

Je devrais payer mes lecteurs (surtout les lectrices!) puisqu'elles m'aiment (heureusement, ça ne me couterait pas trop cher...)

j'ai trouvé ça, grâce à une blogueuse historique, merci Mouche :

Ca vient de chez le Grand Seth Godin :

The other day, someone pointed out to me that my blog is read by more people than 95% of all the magazines published in the US. She wanted to know why I don't try to monetize it. "Run ads," she said. "Or find a sponsor, or maybe even charge for it!" That's a lot of nickels, after all.

I tried to sum it up like this: Not only can't I imagine charging for my blog, I'm practically in debt to the people who read it. I ought to pay them, not the other way around.

Every time you read something I write here, you're giving me a gift... attention. It's getting more precious all the time, you have more choices every day, and it's harder and harder to find the time. I know. I'm grateful. I'm doing my best to make your attention worth it.

So, have a great Thanksgiving. And thanks.

C'est vachement sympa comme façon de raisonner ! ET c'est l'exacte réponse aux "monétiseurs" (beurk) de blogs. (A la différence de Godin, ça ne me couterait pas trop cher, puisque mes lecterus-trices sont très très peu nombreu-se-x. ET d'ailleurs tant mieux : quelle qualité ! J'aime pas la quantité !

dimanche 11 novembre 2007

Ma chérie, ya déjà une anthologie de Donna Haraway traduite en français ! ! ! Le bouquin qu'aime Latour, c'est en janvier !

Là, je t'ai battue sur le fil, non ? Car je l'ai achetée, l'anthologie. C'est du lourd. Et féministe de chez néo-néo-néo-féministe !

vendredi 6 juillet 2007

J'ai rencontré un blogueur en chair et en os ce soir

Etonnant, non ?

Et en plus il est sympathique.

(et il aime le Lagavulin, ce qui est tout de même d'un homme de goût)

jeudi 28 juin 2007

Apprendre à parler à une pierre

C'est le titre d'un romain d'Annie Dillard (oui, celle de En lisant en écrivant), et c'était ce matin le titre de l'une des pages de Libération sur les "50 livre pour l'été". il y a au plus 3 personnes, peut être 2 qui connectent, et à qui ça fait un effet magique. Mais c'est ça le snobisme. C'est en jouir et en sourire, à part soi.

(j'ai vu un jour un portrait d'Annie Dillard. Elle doit être une très vieille dame aujourd'hui. Et elle ressemblait vaguement à l'une de mes cousines. Vous savez, celles dont nos vieilles tantes disaient : "Ah, j'aime ces jeunes femmes saines" !. Rien que l'adjectif "saine" : on sait ou on est ! en fait, je suppose que pour Annie Dillard, c'était beaucoup, beaucoup plus compliqué)

mercredi 2 mai 2007

3889

C'est mon classement chez Wikio, celui qui a couronné Versac.

Evidemment, je suis allé voir puisqu'ils le proposent ! Mais classer "Je lis des journaux payants" dans les blogs politiques est un peu tendancieux, non ?

Ca fait drôle d'exister ! Moi qui ne sais même pas qui me lit, combien, d'ou qu'ils viennent, et tout ça ! ...

vendredi 9 juin 2006

Spreadsheets.google et Writely : je fais mon Geek 5 mn (après j'arrète, c'est pas crédible)

lu chez le remarquable Nitot un Nème papier sur l'excel en ligne de Google, dans son Vrac d'aujourd'hui. Essayé aussi le Writely ya quelque jours grâce à l'amabilité de --heu je ne sais plus qui.

2 remarques du Nullos de service et qui tient à le rester :

1 - quand je saisis des textes dans Word et des calculs dans Excel, psychologiquement je ne me sentirais pas à l'aise de savoir qu'ils ne sont pas DANS la bécane que je lui tape dessus. ya comme une angoisse à l'idée qu'ils sont quelque part dans le ciel ethéré des disques durs virtuels.

Les concepteurs ont sans doute déjà sous le coude la campagne de pub qui permettra de réduire ça, mais ça prendre du temps, à mon avis.

(du moins pour les idiots comme moi, mais il parait que nous sommes nombreux)

Et sans pananoïa excessive, j'aime pas l'idée que quelqu'un puisse les indexer sans me le dire.

2 - quand je saisis du texte avec MON Word, il est "à ma main". Exemple : je saisis bcp plus vite pq les corrs automqs sont rentrées dedans, et ts les diminutifs, ts les mots avec des ^, par ex, s'écrivent d'eux mms : vous avez remarqué à quel pt c'est agaçant d'être obligé de re-saisir complètement tous les mots, et de faire des fautes d'ortho...

idem pour les tableaux pré-formatés

Donc si Writely et sa famille ne font pas des modules personnalisés, hé bé moi j'ai pas envie de perdre mon temps (des années en fait) à re-rentrer toutes les variantes dans un nouveau traitement de texte !

les 5 mn sont passées : ciao !

mardi 6 juin 2006

Le virtuel Matthieux est il un menteur réel (et lycée de versailles comme disait Bérurier) ?

En quittant l’hôtel l’an dernier, j’avais laborieusement fait part des quelques troubles dans lesquels m’avait mis ce jeu étonnant (encore merci, la fée). Je m’étais fait engueuler, puis j’avais été écouté. Mais le sujet du trouble ne m’a pas quitté depuis. Qui parle ? ou plutôt qui écrit ? Réellement ?

1 - le virtuel qui nous bouffe par les pieds

Je défendais l’idée simple à l’époque qu’un blog, c’est du virtuel ; et que le virtuel a moins de consistance, de réalité que… la réalité. Idée simple et « vraie » ; mais inopérante. Après tout, j’avais été ému, j’avais ri, souri, pendant l’été. Réellement. Et cette idée de « contamination du réel par le virtuel », après tout, ça se passait toujours dans le même sens : donc il suffit d’être quelqu’un d’équilibré et de solide ; quelqu’un qui socialise sans problème (comme sont toutes mes lectrices --je ne mentionne même pas les lecteurs) pour que rien ne se passe. Tout est normal. Tout est sous contrôle. On peut rire premier degré.

Et puis --et puis en un an, j’ai écrit des bouts de blogs et surtout j’en ai lu. Des quantités. Des bizarres et des très beaux. Des beaufs et des élégants. Des cultivés et des bluezy. Et en discutant ce soir avec un allumé Wikiste (existe-t-il des Wikistes éteints ?), je me suis rendu compte à quel point le phénomène s’accélère. Non, tout n’est plus sous contrôle. Oui, la contamination marchera bientôt dans les deux sens. Oui, c’est le virtuel qui va venir nous bouffer les pieds.

2 - Celui qui disperse à tous vents son (vrai ?) passé

Lisez vous Matthieux ? (pas de lien, cherchez le si ça vous intéresse, mais je ne vais pas exagérer ici l’indiscrétion). Je l’ai rencontré deux fois, et ai pris le temps de lui dire combien son écriture m’impressionnait. A l’époque, j’ai joué un peu à son jeu du Jeudi. Il se baladait entre ses copains et sa mère (est-ce sa mère ?)qui était malade (est-elle malade ?). Puis je me suis arrêté, littéralement interdit. A mesure que sa mère souffrait plus, symétriquement, il liquidait son enfance et sa jeunesse, retrouvant pour les disperser des cahiers intimes. Et n’écrivant plus que sur elle, sur lui, et sur quelques personnes (je suppose ) de sa famille ; donc faisant partie de ce passé.

Je suppose que c’est vrai. Je veux dire : il y a trop peu de fiction dans le ton, dans les détails, dans le cru pour que le lecteur ne soit pas pris, noué par cette entreprise de démolition : il perd les cahiers de son journal intime de telle façon qu’on les retrouve, mais plus tard. Il cite un « français en Nouvelle Zélande » et je suis allé vérifier le nom (une jeune fille bin gentille, semble-t-il). Il liquide. Et c’est son blog (virtuel) qui liquide sa réalité (réelle). Tout ce travail qu’on appelle bêtement auto-analyse, c’est ici que ça se passe. Et c’est lui ? ou c’est un autre lui ? Aimerait-il que ses clients sachent il est ? Et d’ailleurs savons nous qui il est ? Malgré le poids de ces messages lancinants ?

3 - effacer les conversations de bistrot

C’est à lui que je pensais en parlant ce soir avec mon Wikiste dans un bistrot. En y ajoutant le temps. Mon Wikiste allumé m’expliquait qu’il travaillait à un projet fractal qui consiste à permettre aux « gens », vous et moi, de publier de façon indépendante de quelque plate-forme que ce soit. Après tout, ça t’appartient ce que tu écris ou publie. C’est toi. Donc si tu as envie de te retirer, en retirant même les commentaires que tu as laissé chez des copains, tu dois pouvoir le faire. Ah bon. Et le passé aussi, tu l’effaces ? Bin oui, pourquoi pas. Et moi d’imaginer aussitôt le petit bouton sur mon blog qui me permettrait de décider : allez, cette discussion sur ce blog XY était sans intérêt, je vire mes comments, il est trop con, il ne mérite pas de les garder.

Ou plus encore : j’ai envie de changer de personnalité : tous mes billets de mauvaise humeur et de mauvaise foi, zou, à la trappe. Ça, c’est bien. On revient enfin à l’authentique conversation de bistrot. On est pêtés, on raconte des conneries, mais pas de risques parce que pas de traces. Demain j’aurai oublié, et lui aussi.

Mais le problème, c’est que son truc n’existe pas. Scripta manent, images comprises : tout peut servir de preuve contre vous, désormais, si vous vous laissez aller à écrire des trucs méchants, ou désagréables, ou pas dans la norme. On sait déjà que les recruteurs font un tour sur Google pour en savoir plus sur les candidats. On sait aussi que les logiciels de reconnaissance d’image faciale sont devenus tellement puissants qu’ils seront bientôt capables de reconnaître un visage sur FlicRRR parmi des milliers. Si, outre le bistrot, vous participez à la fameuse Spring Machine des étudiants américains, voilà une bonne façon de vous retrouver, mesdames, les seins nus devant votre futur recruteur. ET 20 ans après devant vos enfants pré-pubères.

(qui eux mêmes se feront chopper par les parents de leurs promises à l’aide de compilations de leurs messages sur MySpace)

4 - C’est moi ? ou c’était moi ? ou ce sera moi bientôt ?

C’est ça qui m’intrigue : la différence radicale entre l’écrit (c’est réel) et le parlé, ou les autres modes de communications (mes grimaces et mes sourires quand je le croise). J’étais pêté, j’ai déversé des torrents d’arguments ténébreux sur un blog, j’ai bluesé des poëmes érotiques, j’ai regardé l’un ou l’autre d’un regard lubrique, et je n’ai pas envie que mon recruteur le sache. C’est moi, ou plutôt c’était moi, ça fait partie de moi, et je l’ai relégué dans une endroit obscur. Comme quand je retrouve de vieille lettres d’amour, et qu’à l’aide de souvenirs flous, je souris seul en me disant : hé bé, tu devais être un peu déglingué pour être transi à ce point !

Tout ça était resté intime. Mais ça ne l’est plus, du moment que le papier des lettres n’est plus enfermé dans un tiroir ; et que le stylo lui même s’est mis à recopier sans te demander ton avis. Blog ou mails, tout est devenu public.Et indexé quelque part sur des disques durs que je ne contrôle pas.

5 - Et je le fais pendre

Donnez moi six phrases d’un homme et je le fais pendre, dit l’adage. Tout devient preuve, à charge plus souvent qu’à décharge. On a connu, nous autres Carnetiens, une remarquable exception avec Garfieldd : le fait que ses écrits, même son blog fermé, restaient disponibles à ceux qui voulaient se rendre compte par eux mêmes l’ont « sauvé » en quelque sorte : du moins auprès de celles et ceux qui voulaient voir et savoir avant de soutenir. Ce qui était essentiel, car le sortait d’un ghetto de soutiens à priori (encore une histoire de pédés) pour élargir vers l’injustice tout court.

Mais en général, ça marche dans l’autre sens.

6 - Donc il ya intérêt à surveiller de près les enfants et le virtuel qui devient la réalité

On va s’en apercevoir, peu à peu. Je veux dire qu’il faudra expliquer à nos enfants que désormais , faut faire gaffe. Pas d’injures, pas de sexe, pas de substances illicites sur les blogs et les futurs néo-blogs fractaux. Au contraire, une image lisse et constante, sous contrôle. La réalité, elle est là. Si tu veux entrer dans une bonne école, souviens toi que GoogleFlic te surveille depuis ta première faute d’orthographe. Les frontières de l’intime rétrécissent dangereusement. Même quand je mets mes doigts dans mon nez au bistro, y aura quelqu'un pour me prendre en photo avec son téléphone portable. Qu’est ce qu’il reste ? Si, pêter dans mon lit (j’en profite pendant que mon cher amour est à Dubaï)

Vive le snobisme bloguien

Bientôt, écrire ce que l'on veut sur son blog deviendra une activité réservée à une élite snobissime. Il parait que les futurs blogs Ebay interdiront de citer les concurrents.

C'est pas beau ça ?

Entre la pub insidieuse sur les blogs, et la censure pas insidieuse du tout, reste plus grand monde ! Si : Dotclear et quelques payants haut de gamme, j'ai cité ViaBloga.

(mon titre, c'est juste pour ricaner a postériori sur les chers amis de l'hotel, l'an dernier, qui se froissaient devant ce terme. Quoi, moi ? participer à une entreprise snob ? élitiste ? tu dérailles, l'Yves grincheux !)

mercredi 17 mai 2006

"trouver des clients, des gens qui ont envie de payer avec du vrai argent pour acheter quelque chose"

Un vrai plaisir de lire des choses simples et plates (merci François), dont le bon sens rafraichit. A propos de l'abus de "Web 2.0", un super billet bien énervé sur un fort élégant blog (je le mets là, parce que j'ai oublié comemnt on fait des trackbacks et ça me fatigue de réapprendre).

il dit :

Web 2.0 = Web 1.0 + le haut-débit + tagcloud + les RTT + les mobiles ?

Mais ça dispense pas de trouver quand même à quoi, à qui et pourquoi monter une idée de business. C’est à dire de trouver des clients, des gens qui ont envie de payer avec du vrai argent pour acheter quelque chose.

J'adore cette platitude. J'ai l'impression d'écrire à peu près les mêmes choses, assez régulièrement, à propos des vieux média. (non, je ne fais pas de liens avec mes précédents billets : j'ai la flemme)

mardi 25 avril 2006

Je n'ai pas tout compris, mais j'ai déjeuné avec l'auteure de ça (et sa soeur)

A travers l'analyse comparée des romans de Houellebecq, Dantec, Gibson et Ellis, cette thèse cherche à définir un nouveau genre littéraire transnational que j'appelle Le roman posthumain.

L'accès à l'écriture des romanciers posthumains correspond à l'âge de la toute-puissance des médias. Leur statut d'écrivain s'inscrit dans une stratégie de manipulation de la couverture médiatique. Experts en scandale, ils sont l'illustration d'une double évolution: celle du statut de la littérature face à l'information, et de la posture de l'écrivain, entre engagement et star system. Ces textes peuvent d'abord se définir comme discours de la fin. Fin des temps et esthétique apocalyptique: les romans posthumains construisent une temporalité de l'imminence. Fin de l'homme et mort du personnage: l'âge posthumain signale le déclin de l'individu.

Ce discours pessimiste s'élabore à travers un style éminemment satirique, qui révèle la posture prophétique des auteurs. La satire fonctionne à la fois comme une position morale, entre prophétie et dystopie, et comme une technique narrative qui fait entendre le langage global.

Ces mutations linguistiques donnent lieu à une redéfinition générique du roman. Les phénomènes de simulation et de massification mettent en question les limites génériques des textes. L'espace virtuel met en question l'espace fictif, le thème du tourisme met en question la construction de l'intrigue, et le motif gothique contribue à la déréalisation de ces fictions. Les romanciers posthumains élaborent un modèle romanesque qui, bien qu'inspiré par le réalisme, se voit marqué par la désincarnation et l'immatérialité. Ces récits obsédés par l'actuel perdent de vue le vivant.

Mots-clés: Houellebecq, Dantec, Ellis, Gibson, roman, posthumain

lundi 17 avril 2006

Avant de jeter 2 cartons de vieux journaux...

Ceci, trouvé dans un magazine. Une devise tellement inutile et tellement tendre.

(La phot représente une très belle jeune femme, celle de l'entretien, dont je ne me rappelle pas le nom. Je l'ai coupée de tous les cotés pour pas me faire allumer par le photographe, par le journal, par l'auteur, par... je ne sais qui encore ! Leurs DDDRoits de PPPPropriété, je l'espère, n'auront pas été trop ecornés par ma simple citation ? )

vendredi 7 avril 2006

je fais mon Blogeââââ 5 mn, pas une de plus !

Je vais vous réveler un truc énorme : ce blog était cité dans un article du Monde le 21 fevrier dernier (il est vrai, comme un exemple de blog "de senior" : merci les gâteux !), avec la bonne adresse et tout ça. Hé bien il ne s'est rien du tout passé. Je suis resté excessivement modeste ; je ne sais même pas si ça a augmenté la fréquentation : je n'ai jamais regardé les "statistiques" (ou que sais-je...), et d'ailleurs je ne sais pas comment on fait pour les regarder !

comme quoi :

a - Le Monde est un journal qui n'a strictement aucune influence sur qui que que ce soit !

b - les "seniors" même blogueurs n'interessent personne

c - mais j'ai acquis un prestige considérable sur UNE jeune personne Science-potarde et néanmoins charmante, qui était toute étonnée et flattée de connaitre, oui connaitre quelqu'un qu'était dans l'journal.

Et voilà. Ainsi passe la gloire du monde....

jeudi 6 avril 2006

Mais c'est plus la blogogeâââsie; c'est l'aristocratie du blog, que dis-je, le dessus du panier, le nec plus ultra, le jockey club du blog !

Et c'est dans Le Monde de ce soir, pages 24 et 25.

(Non, je vous mets pas ldes liens, j'ai la flemme. Et c'est dans les kiosques jusqu'à demain midi)

mardi 7 mars 2006

Tiens, un interminable commentaire d'un libriste bien énervé --et à mon avis d'assez mauvaise foi

C'est le dernier commentaire sous le billet qui est ici. j'en reproduis les passages auxquels je réponds ci dessous. Ouah, ils ont leurs nerfs les libristes quand on refuse de devenir un moine priant devant Saint Wiki, Saint Linux et Saint PHP !

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lundi 6 mars 2006

Et vous, vous êtes énervés par les CD qui marchent pas ?

Tristan Nitot aussi, le voilà, et comme ça m'est arrivé plusieurs fois, rien de mieux que de regarder sa 'tite vidéo.

La future loi DADVSI, c'est pas la joie !

mardi 14 février 2006

tiens, une gentille chamaillerie blogueuse à propos de Charlie Hebdo - bac à sable

je vous le mets là, c'est chez Versac, mais si vous avez la flemme je vous la résume : Versac lit Charlie dans le métro ; voit un Reubeu en face de lui ; trouve le long édito de Val vachement bien et paisible ; et l'un de ses commentateurs lui rétorque que s'il a peur du Reubeu qui jette un oeil furieux sur le Charlie en question (on est dans la scène de genre : dans le métro, on peut rencontrer des Gens brrrr !), c'est qu'il est Huntingtonien sans le savoir ! Damned !

bref, un peu chamailleries d'enfants sages....

comme j'ai réussi à trouver enfin Charlie, comme je ne sais pas comment on fait pour avoir la couv' impeccable que j'ai vue ici ou là, je vous la fais artisanale (oui, c'est moi qui ai pris la photo !) ; juste pour poser en emblème sur ce blog la couv' qui est un point de ralliement à l'idée simple : oui, faut respecter les gens, mais oui, la liberté d'opinion et d'expression, ç apasse avant le respect de leurs croyances privées, aux gens.

(chuis pas sûr que ce soit clair-clair, mais jle sens assez comme ça)

mardi 27 décembre 2005

En guerre d’un cœur léger, grâce à Debord

Confirmation : in girum… c’est un grand film. Mieux vaut se concentrer pour aimer. Debord y parle surtout de lui, et de cette époque qui amena "...plusieurs d’entre nous d’être en guerre avec la terre entière d’un cœur léger".

Dans son commentaire, Assayas évoque « l’aura de son invisibilité » qui aurait ajouté de mauvaises raisons au prestige de Debord. C’est vrai que dans la bouillie d’aujourd’hui, LA radicalité (non les postures radicales) a du mal à être identifiée. Mais ce film, à mon âge, avec mon passé, avec le sien, whaoou ! ça cogne dur. Rien perdu de sa force.

( In girum imus nocte et consumimur igni : nous tournons en rond dans la nuit et sommes consommés ( ?) par le feu )

dimanche 4 décembre 2005

messages personnels

mardi 29 novembre 2005

"regard d'un esthète sur l'Asie mystique et sensuelle" : dis donc, ya de quoi fuir, non ?

Pourtant c'est la Quat'decouv d'un truc de chroniques de Maugham.

Je vais essayer. Faut pas être raciste.

dimanche 27 novembre 2005

Sa muse est le seul truc que l'on puisse pardonner à ce grand malade de Finkie.

J'ai honte, mais je n'arrive pas à me la sortir, cette critique. Ce type m'exaspère depuis des années, car je ne crois pas à sa bonne foi. Il en fait des kilos en trop, et se complait dans les tours de magie : universaliste? bien sûr ! mais je suis aussi juif immigré 2ème génération. Et ainsi de suite.

Mais je n'y arrive pas : et je pense d'ailleurs qu'une partie de son talent tient à l'intimidation qu'il produit. Comme je n'ai pas les moyens intellectuels d'affronter son brio, ses paradoxes et ses repentances qui ne regrettent rien, je préfère me contenter d'affirmer : je ne crois pas à ta bonne foi, mon bonhomme. Je crois que tu manipules.

Mais, pretexte de ce papier, la seule chose qui me rendrait indulgent à son égard, c'est la muse qu'il garde au devant de sa bibliothèque. Vous aves vu cette photo de lui sur le site du Monde, qui accompagne l'interview paru Samedi ? .

Dans ce cas, vous avez aussitôt remarqué la photo qui trône dans sa bibliothèque :

Oui, c'est bien ce merveilleux portrait de la merveilleuse Virginia, l'un des plus connus car elle y est jeune et belle

Ouais, je suis impardonnable pour cela également : je suis capable d'être indulgent avec un type amoureux de Virginia au point de poser les yeux sur elle tous les jours

Le journaliste m'a répondu : "vous m'avez mal compris", etc.

Oui, ce journaliste-là. Pire qu'un crétin, je crains que ce soit un paresseux. Or s'il existe une profession dans laquelle la paresse est interdite, c'est bien la sienne.

samedi 26 novembre 2005

tiens, une photo rigolote de Natalie Dessaye dans Le Monde de ce soir, page 23

Hey, Koz, tu vas pas me croire : j'ai rencontré son père dans une réunion, ya quelques semaines, un vieux monsieur charmant, retraité et efficace : il est impliqué dans des trucs de bénévoles hyper super. Je venais leur faire une formation d'enfer. Mais ils avaient du mal. Nous former? A nos âges?, disaient-ils tous ...

samedi 19 novembre 2005

Chers lectrices -teurs (si j'en ai), vous devriez signer cette pétition

C'est là

jeudi 17 novembre 2005

Et s'ils les écrivaient à la plume ?

OUi, ça ferait sans doute du bien à leur "pensée" si les journalistes écrivaient plus souvent leurs articles à la plume. Lentement, joliement, comme ceux là, par exemple.

jeudi 3 novembre 2005

J'adore "équanime"

mais je crois que je préfère, encore pour quelques jours, "ubiquite soliloqueur" car ça me décrit d'autant mieux que je blogue dans un hotel haut débit !

mardi 1 novembre 2005

Savez vous VRAIMENT ce qu'est un glob ? et un globeur ?

C'est là

lundi 31 octobre 2005

« Rance, mon accordéon ? », demandait-elle d’un air éperdu, sur le ton « mais que vous ai-je fait, pour que vous soyez si cruel ? » J’ai eu honte.

J’ai eu tort. Hier, je me suis encore énervé bêtement en lisant cet imbécile de service, ce Philippe Sollers, qui me gâche le Journal du Dimanche une fois par mois, avec son journal de son mois à lui ; qui est surtout le journal de son moi moi moi. Qu’il est con.

C’est lui qui avait inventé ce qualificatif de « la France moisie » pour désigner ses ennemis intimes. Je rappelais ce point à Maud, toute bronzée, que je n’avais pas vue depuis l’été et qui m’avait emmené voir Wallace & Gromit (en me prétendant qu’il y avait un machin sémio-je-ne-sais-quoi dans ce film : rien vu, rien compris). Puis nous sommes allés tous deux boire un cocktail raffiné dans le noir du Bois Charbons. Il y avait là les duettistes habituelles : Pravda la survireuse et sa copine Barbarella. Evidemment, Maud, trop jeune, était un peu perdue : lui faire en une heure une vaste synthèse pop-sixties-BD, avant que je la remette dans son avion pour le Népal, là, je le sentais pas vraiment !

Et c’est à ce moment précis que l’incident a eu lieu. Je parlais à Maud de Sollers, en lui disant que ce type a des arguments qui puent le rance, comme les antisémites de l’avant-guerre. Et Barbarella, qui avait mal entendu, a pris ça pour elle. « Rance, mon accordéon ? », me demandait-elle la voix tremblante, sur le ton « mais que vous ai-je fait, pour que vous soyez si cruel ? ». Mais pas du tout, ma chérie, on ne parlait pas de toi, on parlait de Sollers. Elle n’écoutait plus, et ayant posé son instrument, remettait des gants improbables dans cette ambiance.




J’avais perdu toute ma bonne humeur. Et j’ajoutais en direction de Maud : figure toi qu’il m’arrive de parler seul. -Après avoir beaucoup bu, demanda-t-elle ? -Non. -Méfie toi de ton coté ubiquite soliloqueur, reprit-elle d’un ton ferme. Je l’emmenai à l’aéroport.

(c'était ma participation au jeu magique de la fée Kozlika qui est icitte)

dimanche 30 octobre 2005

Les pathétiques de la Rambla se modernisent too much

Je m'étais promis de ne pas passer par là. Curieuse impression, en passant par la Rambla qui descend de la place de Catalogne vers la mer. Ces personnages fixes, ces pierrots lunaires, tous ces simili clowns qui bordent l’allée centrale depuis des années ont soudain pris des couleurs et du mouvement. En tous cas, c'est la première fois que je les vois ainsi. Je tombe sur une angelotte, visiblement harassée d’avoir passé des heures posée sur sa caisse. Elle en est descendue, et discute avec un Humphrey Bogart entièrement vieil or, et un Obelix un peu faiblard du coffre. Il sont aussi descendus de leur petits piédestaux pour tailler la bavette et boire une bière ensemble.

Le pathétique, c’est le dévoiement. Il y a eu pendant quelques années des statues un peu partout, sur les places publiques, à l’entrée des musées, dont on s’apercevait à la dernière seconde qu’elles étaient bien vivantes. On était, un court instant, surpris et effaré de ce mouvement soudain de la pierre, ou de l’or, ou de l’apparent métal argenté. Puis c’est un faux Charlot qui vous faisait un clin d’œil. Puis… Puis le pathétique approche. Jusque là, dans l'oeuvre d'art, il y avait ce grandose du silence et de l'immobilité. Il y avait comme un rêve : je suis, car j'ai toujours été, la reine d'Egypte dans son linceul d'or. Admirez- moi (et laissez 1 €, de préférence).

Mais en se mettant à bouger, l’œuvre d’art faite avec le corps n’est plus qu’une mécanique instantanée. On vous propose de vous jouer une scénette qui durera 2 ou 10 secondes, juste de le temps de se faire prendre en photo avec Bogart (il sort son pistolet), ou les deux GI’s surarmés et tout peints en marron (ils vous mettent en joue), ou encore les papys tous gris sur leurs vélos, statufiés jusqu’à ce qu’une grosse maman rattrape sa fille, apeurée et surprise (la pièce dans le bol déclenche 10 secondes de tapages avec grlots, pédalages absurdes et bruits d'exténuation bronchique)

Combien d’abandons, de tristesses, de projets rentrés dans ces personnages de couleur ? Combien d’artistes qui ont réduit leurs désirs jusqu’à se donner en pâture à la bonne grosse mollasse foule repue qui déambule sur la Rambla ? Combien d’entre eux s’amusent vraiment de cette manche sophistiquée, mais qui reste la manche ?

J’ai le cœur serré en passant devant eux, j’ai presque honte de les regarder furtivement, sans m’arrêter ni leur donner d’argent. Bien sûr, j’ai envie d’aller voir cette blonde qui vient d’ôter son harnachement d’ange pour lui proposer d’aller boire une bière, et se reposer un moment assise à une terrasse. Mais bien sûr, je n’ose pas. Le pli las de sa bouche m’intimide et je n’aurais certainement pas les mots qu’il faut pour lui dire : allez, courage, tu es belle, même planquée sous ton maquillage et tes oripeaux, et tu le feras, le spectacle auquel tu rêves !

samedi 8 octobre 2005

Un papier intelligent et cultivé sur l'avenir d'Internet

C'est là

et la un autre beaucoup plus inquiet. C'est vachement bien ce que fait la Fing

jeudi 6 octobre 2005

La FIAC hier soir : j'y comprends rien, mais peu importe. Et y avait même pas de buffet gratuit !

Un tour à la FIAC hier, avant Paris Carnet, emmené par ma fille chérie Jeanne et sa copine Olive. J'ai du mal à entrer dans ce truc. Jeanne (pour m'aider !) me dit : "ça, ça vaut 1000000000" (je ne me rappelle plus le prix, mais c'est très gros). "ça, ça vaudra 1000000000000 dans 5 ans". Et à part ça, des trucs qui te font "bing" dans l'oeil, et dont tu supposes que ça continuerait de te faire "bing" chaque jour des années durant (ça, c'est ma définition de l'oeuvre d'art : je l'aime bien !) , hé bé j'en ai pas vu.

Voilà deux bricoles, pour le fun : la chaise volante tenue pas une corde : c'est dommage que le type soit derrière, car la chaise, littéralement, tient toute seule en l'air, grâce à la corde.

et la DS, c'est une vraie de vraie !, est passée à l'amincisseur : l'effet est d'exagérer l'aspect profilé du dessin. Bon d'accord.

Tout ça est rigolo, mais ça relève de la plaisanterie (à mon avis). Si c'est ça l'art contemporain, bof...

dimanche 2 octobre 2005

"vague d'attentats à Bali". Tu tournes la page, et tu tombes sur "casting pour devenir Barbie"

Ce sommet de vulgarité.

Je me demande toujours si les cinglés qui mettent des bombes ont lu, avant de décider leur geste, des articles du genre "casting pour devenir Barbie"?

Parce que j'ai tellement honte de notre obscène vulgarité occidentale que je me demande si elle ne constitue pas une motivation en tant que telle......

(c'est dans Le Parisien de ce dimanche)

Salut Moricette j'ai suivi ton conseil, j'ai commencé Hyperion, de Dan Simmons

J’avoue : tu n’étais pas seule, un vieux copain en qui j’ai grande confiance me l’avait conseillé aussi ; donc je me suis dit qu’il était temps ! Et dis donc 4 volumes ! j’espère qu’il se passe des choses !

J’ai fini le premier hier dans le train en rentrant de Genève. ( Juste une citation. Le prêtre Paul Durée : « puni mais toujours impénitent » )

J’aime le récit dans le récit. J’aime le ton. Et je suppose que je commence à comprendre ce que tu voulais dire dans ton billet du forum de l’hôtel. Il y a autant de présence dans un virtuel sophistiqué que dans « le réel » des gens, des corps qui se frottent l’un à l’autre (métaphoriquement : je veux dire dans une présence physique).

Mais je ne suis toujours pas d’accord avec toi. Je vais essayer de t’expliquer. Un de ces jours ! …