Décidemment, j'adore le snobisme. Même celui de Tocqueville, bien qu'il craigne un peu sur le substrat cutlurel de la démocratie
Par Yves Duel, samedi 8 mars 2008 à 12:51 :: Snobisme réel :: #599 :: rss
voilà : je vous l'ai recopié avec mes petites mains, tant je trouvais cette citation rigolote (devinette : elle s'applique à qui ?) :
« Je pense que les ambitieux des démocraties se préoccupent moins que tous les autres des intérêts et des jugements de l’avenir : le moment actuel les occupe seul et les absorbe (...) ils aiment le succès bien plus que la gloire. Ce qu’ils demandent surtout des hommes, c’est l’obéissance. Ce qu’ils veulent avant tout, c’est l’empire. Leurs mœurs sont presque toujours restées moins hautes que leur condition : ce qui fait qu’ils transportent très souvent dans une fortune extraordinaire des gouts très vulgaires, et qu’ils semblent ne s’être élevés au souverain pouvoir que pour se procurer plus aisément de petits et grossiers plaisirs ».
C'est de Tocqueville cité par Val dans Charlie Hebdo du 27 02 08. C'était sans doute plus sociologiquement vrai du temps de Tocque qui pouvait comparer avec le snobisme de la noblesse de son époque : c'est sans doute ce qui explique la faiblesse du raisonnement. Pourquoi lier nécessairement la vulgarité et le fait que le dirigeant visé soit élu? Certains d'entre eux sont encore plus aptes à la noblesse des sentiments, des attitudes, des décisions que les nobliaux par héritage. Ambitieux, ils sont parfois plus dignes d'admiration ou d'estime. Donc c'est dommage de confondre vulgaire et peuple.
Mais, sous cette réserve, la phrase, l'expression sont impecc !
Commentaires
1. Le dimanche 9 mars 2008 à 21:11, par flo
2. Le dimanche 9 mars 2008 à 22:11, par Yves Duel
3. Le lundi 10 mars 2008 à 15:55, par flo
4. Le lundi 10 mars 2008 à 17:42, par Yves Duel
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