C'est le portrait (assez juste d'ailleurs) d'Attali dans Libération de ce matin qui me rappelle ce gag. Vous l'avez vu, le gag au milieu du Pujadas ronronnant ? C'était Mercredi soir, à 20 h 05 démarre un brave petit sujet à partir d'exemples tirés du rapport d'Attali. Evidemment, le tout est traité à la façon télé ; mais avec, en plus, une volonté de démagogie, une démonstration d'incompétence, une mauvaise foi au delà des prestations habituelles de la télé. Attali était présent, puisque ce petit reportage servait d'intro à une interview par Pujadas. Et avant même la première question, Attali balance : "mensonger..." etc. A juste titre et en direct. Très réjouissant, car ce type n'a pas à être poli ou à ménager les journalistes.

On rêvait de lire le lendemain matin un communiqué de France 2 annonçant le licenciement pour faute grave du journaliste responsable du reportage et de son chef de service. Mais on est à F2, don il ne va rien se passer.

Attali peut être exaspérant, mais il a des trucs attendrissants. Dans ce portrait de ce matin dans Libération, il termine en disant qu' à Colbert ou Richelieu, il préfère Mazarin "parce qu'il était étranger et que je suis juif" : une assimilation osée ! Son bouquin "Les juifs, le monde et l'argent" m'a beaucoup appris ; y compris sur l'orgueil d'être juif, donc responsable de ce qui se passe entre les sociétés.