Joffrin est en train de montrer que le vieux duel avec Le Monde est encore gagné par Le Monde : à peu près comme en 1982, quand le petit jeune Libé a brièvement fait peur au vieux Monde. Le nouvel actionnaire de référence de Libé a acheté une coquille vide ; mais s'il a une influence sur les choix éditoriaux, c'est qu'il est en train de racler la coquille pour la dénuder encore plus.

Le dernier gag de Libé : publier sur des pages et des pages une BD assez minable sur "les bobos", avec un contenu grincheux, unijambiste, rempli à raz bord de lieux communs qui se veulent sardoniques... Un avant goût de "l'actualité heureuse" à la Joffin ?

Il n'y a pratiquement plus rien dans ce canard, que le suivisme de l'actu plus ou moins de gauche. Alors que Le Monde montre au moins que la castagne n'est pas finie (voir la pantalonnade de Fottorino démissionnant, puis reprenant sa démission hier). Et le contenu est nettement plus riche, plus varié, plus travaillé que celui de Libé.

Joffrin nous a promis un Libé rose bonbon. Hé bé, c'est en bonne voie.

Seule innovation : le making of : des billets vaguement nombrilistes. Bof...