Voilà une application immédiate de ce que je déteste dans la tendance blog actuelle. Je tombe chez JF Ruiz sur un papier intéressant et sympathique, sur un sujet (pub chez E bay) qui m'intrigue. Mais catastrophe, à la fin du papier il y a :

"Disclosure : Cet article rémunéré m’a été commandé, je suis libre de son contenu".

C'est honnête, au moins. Mais c'est lamentable --pardon : je trouve ça lamentable. Pour moi, je ne lis plus JF Ruiz, un garçon intéressant, plutôt branché, parfois rigolo, et qui développe des trucs (Ziki) que je regarde évoluer avec intérêt. Désormais, je suis chez un pubeux sont on tient la main et le clavier pour nous enfiler des trucs à vendre.

Ya pas de mal à ça. Mais c'est insidieux. Et ça ne concerne pas seulement, désormais, ses messages explicites, mais aussi le contexte ; son attitude, ses choix de sujets à traiter, etc.

C'est curieux que la majorité des gens s'étonne ensuite (hé, vieux grincheux, encore tes positions fondamentalistes vis à vis de la pub ?) de la confusion grandissante dans les statuts des média. Je ne fais évidement aucun procès à JF Ruiz (que je n'ai jamais rencontré), mais plutôt au statut de ce qu'il écrit. Je pensais jusqu'à maintenant lire une sorte de "journal extime" : en fait, c'est aussi autre chose ; c'est uen sorte de catalogue de vente par correspondance...

La tradition de la presse a été pendant longtemps de faire une rigoureuse distinction entre "info" et "pub", quel que soit le média utilisé. Là, avec des gens qui n'ont pas cette culture, qui ne comprennent pas le caractère indispensable de ces valeurs, on va vers le n'importe quoi. Et au passage on ridiculise son propre personnage extime !