C'est l'un de mes stagiaires (puisque je coordonne une équipe de stage de machins-choses. C'est très provisoire) qui me dit ça avec une lumière dans l'oeil. Passqu'il sait qu'il a tout faux (banane, t'étais là pour apprendre à faire du business) ; et qu'il a tout bon (les profs qui savent pas à qui ils causent : qu'ils aillent se faire mettre !)

C'est ce qui me met en rogne en lisant ce désolant billet d'un blogeur par ailleurs estimable. Stratégie, dit-il, et dans son billet, ça désigne les chances statistiques de faire des revers ou des coups droits à Wimbledon --peu importe. Bref, la tentative de réduction d'une intuition forte à des fréquences observées et / ou calculées.

Un reste d'esprit rationnel me fait dire que toute cette merveilleuses science mathématique n'est pas entièrement vaine. Mais quand les pôvres économistes mathématiciens se plaignent qu'on les méprise à cause de leurs exactitudes de comptables, ils exagèrent. Et ils exagèrent surtout leur mauvaise foi. On ne les déteste que quand ils veulent réduire en équation ce qui relève de la passion humaine.

(Un jour j'écrirai un papier vengeur et de mauvaise foi sur "la rationalité limitée", dernier recul théorique des économistes pour ne pas paraitre définitivement idiots)

C'est d'ailleurs la conclusion d'Econoclaste, qui confirme qu'il s'amuse et ne compte pas faire oeuvre utile en quoi que ce soit. Il dit : les bons joueurs en font pas d'équation, mais adaptent leur jeu intuitivement. Sans blague, gros malin.