Ce qui me frappe, c'est la méchanceté. J'ai commencé les Rougon-Macart depuis quelques jours dans mon bain du matin avant l'aube (oui, j'ai honte, je prends des bains, mais c'est à cause de l'arthrite, très tôt le matin) ; hé bien c'est vraiment méchant. Tous les gens sont méchants, ou du moins méchamment décrits ; tous leurs sentiments sont au delà du vulgaire. Toutes leurs attitudes dictées par l'intérêt : marier ses filles d'un coté ; trouver la dot de l'autre. Tous les lieux sont peuplés de dangers ("classes laborieuses classes dangereuses : c'est exactement à cette époque que ça commence) et de vulgarité.

Mais quelle langue !

A mon avis, Zola est un social traitre.

Youpee !

(Mais je lis les Rougon dans la Pleïade, s'il vous plait ! Qui vient de chez ma mère qui, la pauvre chère âme est morte depuis des lustres, et je m'effraye rétrospectivement qu'elle ait pu aimer ce truc. Non, c'était juste un Pleïade pour meubler, suppose-je)