Eric Besson, une dernière pour la route (pauvre mec, rentre sous terre et change de métier !)
Par Yves Duel, mardi 24 avril 2007 à 16:59 :: General :: #453 :: rss
Allez, voilà la toute bonne citation dans Le Monde de ce soir qui tue, dont la chute :
Pour finir, l'ancien jospiniste (Besson) lance au public ravi : "Je suis un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se revendique de droite." La voix un peu monocorde, sans chercher d'effet de tribune, et peut-être à regret, il coupe les ponts sans espoir de retour : "Ta victoire –parce que dans treize jours, j'en suis persuadé, tu seras victorieux– ne sera pas seulement ta victoire (…), mais sera surtout la victoire de tous les Français qui ont besoin de retrouver l'espoir. Alors je dirai simplement, forza Nicolas et allez la France!"
Faut comparer avec ce qu'il disait 2 ans avant (2 ans : une éternité, je suppose ?). Voilà le discours qui tue ta mère au Congrès du parti socialiste au Mans, en 2005 :
et surtout la chute :
Besson : "Nous devons être tous ensemble pour lutter contre ce qu'incarne Sarkozy, qui réussit le tour de force d'emprunter à Bush son néo-conservatisme, à Berlusconi ses méthodes, à Le Pen son fonds de commerce, à Aznar son atlantisme, et à Chirac son culot. Nous sommes venus au Mans désunis, mais synthèse ou pas, cela n'a pas tant d'importance, mais ce qui importe, c'est que nous devons quitter Le Mans rassemblés".
retrouvé grâce au Big Bang Blog
en voilà une d'il y a quelques jours et pas triste non plus.
Bon,bin moi qui avais l'impression de distribuer mon estime assez parcimonieusement, il va falloir que je regarde de près les critères. Naïf, à mon âge, ça doit pouvoir se soigner.
Tout cela étant dit, je persiste et signe sur le talent du personnage dans les domaines que j'ai eu à regarder de près --et qui m'importent après tout : l'action efficace à l'égard des exclus, notamment.
Comment comprendre une telle attitude aujourd'hui ? la frustration d'un apparatchik à qui manquait la reconnaissance publique --je veux dire grand public ? J'ai du mal à croire en une telle futilité. Mais il est vrai qu'il en faut, de la futilité, quand on se bagarre dans la politique médiatique.
(Samantha : ça m'a fait sourire ton commentaire ironique. Oui, après tout, il y a sans doute du romanesque dans le personnage du traitre intégral. Mais ça ne devient romanesque qu'avec de la distance. Sur le coup, les braves couillons qui croient à la loyaute et quelques autres menues règles d'hygiène se sentent un peu... couillons, précisément ! Je t'embrasse néanmoins)
Commentaires
1. Le mardi 24 avril 2007 à 17:55, par Anne
2. Le mardi 24 avril 2007 à 17:57, par Anne
3. Le mercredi 25 avril 2007 à 21:40, par Stéphanie
4. Le vendredi 27 avril 2007 à 11:33, par gilda
5. Le vendredi 27 avril 2007 à 11:46, par gilda
6. Le mercredi 2 mai 2007 à 06:15, par Yves Duel
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