Tiens, pour une fois ce n'est pas moi qui le dit, mais Marc Abélès, anthropologue des Hautes études dans Libération d'aujourd'hui. Un vrai bonheur. Il dit plus précisément : "ce que je reproche aux journalistes français, ce n'est pas leur connivence, c'est d'être paresseux. Ils ne bossent pas assez les dossiers pour pouvoir mettre en cause précisément les politiques", etc.

Oui, paresseux. Ce qui n'a rien à voir avec le fait que ce sont des gens très occupés, très surmenés, très agités. Ils sont juste paresseux, du moins est-ce vrai pour la majorité d'entre eux. Surtout les journalistes politiques et éco.

Et la liberté de la presse (notre liberté) est beaucoup plus menacée par cette paresse que par les corrompus, qui sont souvent des gens sans grande intelligence.