Il parait que le papier de Giuliani dans Libération est un troll. Comme c'est Nitot qui le dit, on regarde ça avec une certaine considération. Mais il lui suffit de l'affimer pour refermer le dossier. Voilà : Giuliani a écrit un article crétin, imbécile, qui le ridiculise et le déconsidère (j'étais capable d'affirmer la même chose, sans me fatiguer à le prouver --parce que moi, je sais pas faire ! ). Passons à autre chose, semble conclure Nitot.

(jpeux pas faire de lien : son site n'ouvre pas)

Autre actu : dans Libération de ce matin, Zapolski, de Paris capitale du libre, répond au même Guiliani, sans citer son nom - très élégant. J'ai rarement lu un argumentaire aussi crétin et antique sur le libre. Ca crée des emplois. Youpee. Et donc on a besoin de l'aide de l'Etat. On se croirait dans la République pompidolienne. Moi, on m'avait expliqué que le libre c'est mieux parce que c'est plus stable, c'est en avance, c'est coopératif, c'est le progrès par le partage, c'est tout ça qui est tout bon. Que ça crée des emplois, c'est une éventuelle conséquence, mais ça ne peut pas être un objectif.

J'avais pris aussi la peine de lire Glazmann, nettement moins énervé que d'habitude. Mais qui ne répondait pas vraiment au fond des arguments ; ou plutot à l'aspect consommateur des arguments de Giuliani.

Je suis capable de me rendre compte que la moitié des arguments de ce Giuliani sont totalement imbéciles, et, comme il n'y connait rien, lui ont visiblement été soufflés par ses copains réac pompidoliens de sa génération de --j'allais dire : de l'ENA, mais il n'a même pas fait l'ENA Giuliani ! c'est sur son CV, sur son site.

Mais je n'ai toujours pas trouvé de réponse aux questions simples de l'ignorant de base que je suis, après avoir lu Giuliani. Est-ce que le libre coute 39 millions d'€ de maintenance à Bercy, oui ou merde ? Est-ce que le coût total d'utilisation est, à services comparables, nettement inférieur, oui ou quoi ? Est-ce que l'ergonomie des applications pour la gentille secrétaire de base est la même, à des chouïas près, oui ou non ? Est-ce que l'industrie du libre prouve que la maintenance est garantie, à de petites comme à de grandes organisations ? Est-ce que l'industrie du libre est suffisamment robuste pour garantie l'interopérabilié de la plupart des applications bureautiques ?

Est-ce que l'on peut considérer une bonne fois que Stallman, étant donné le niveau de bêtise de sa récente contribution, si elle est avérée, est à ranger sur l'étagère, à regarder de temps à autres avec ce léger attendrissement devant les vieux djzeunz qui n'arrivent pas à devenir adultes ?

(oui, parce que moi, ce qui m'interesse en tant que plouc de base, c'est pas que la mystérieuse structure de l'internet soit faite en libre (ça me fait une belle jambe), mais de savoir si mes amis, copains, collègues, mes filles et mes nièces, les créateurs d'entreprises que je conseille, mes potes dans des TPE, bref, tout ce joli monde aussi ignorant que moi, et ne fonctionnant que dans de petites structures, peut avoir suiffisament confiance dans le libre pour s'y mettre --ou non ?)

Ces chers libristes ! Ce sont d'ailleurs les mêmes qui passent leur temps à cracher à la gueule des journalistes, ces ignares, ces corrompus. Tiens, y en a aussi qui tirent sans sommation. Qui commencent par les insultes, avant de chercher des explications... Sur le fond, je m'en fous, je n'y comprends rien ; mais sur la forme, c'est peut être une caractéristique nécessaire ? Pour être libre, faut être caractériel ?