1 - si vous tapez "proviseur" dans Google à 23 h 40, les trois premières réponses vous envoient vers le traitement de l'histoire Garfieldd, puis le 5è et le 7è (les 3 premiers sur generation-nt.com/actualites/11307, sur lefigaro.fr/societe/20060117.FIG0062.html?202453, et sur travaillerensemble.blog.lemonde.fr/ travaillerensemble/2006/01/

(François granger l'a repéré à la 13 è place sur TEchnorati)

2 - si vous tapez "Garfieldd" : les 23 premiers (sur 75 000 environ) ; ce qui parait logique puisque cette orthographe est "rare"

3 - à 23 h 19, Laurent a listé 179 blogs "ils en parlent" (depuis hier, mercredi)

4 - Il y a un truc à écrire sur "coeur de cible" : les nano-publications ont un impact immédiat et énorme car :

- elles s'adressent au coeur de cible qui fait l'opinion : les leaders (allez : mini-leaders !) d'opinion, chacun dans leurs cercles professionnels respectifs

- elles sont auto-alimentées par des lecteurs capables de devenir producteurs d'info et d'opinion, d'une heure à l'autre, et d'entrer dans des raisonnements, des démonstrations assez sophistiqués.

5 - ça fait "peur" dès maintenant, car on est dans l'exact contraire de l'apathie des lecteurs de journaux (je n'évoque même pas les gens qui "regardent le JT", ou "le 20 heures" ; a fortiori, qui lisent machinalement ces journaux gratuits que je n'aime pas).

6 - donc, coté vieux media, on n'est plus dans le "je veux interviewer le ministre parce que j'ai 600 000 lecteurs par jour", c'est, coté nano-publication : "nous voulons que le ministre change d'opinion et de décision parce que nous sommes 500, mais les 500 dont l'opinion compte pour la suite de sa carrière"

7 - Donc on est un media et un lobby (provisoire) en même temps. Qui ne peut servir qu'en cas de crise grave : on est dans l'expression brute d'une réaction "sur les principes", et pas sur le cas particulier.

Je parle bien de nano-publication sur des sujets grand public, évidemment pas de micro-presse professionnelle : la lettre confidentielle des CeciCela, qui, statutairement, n'interesse que quelques centaines de personnes : c'est un tout autre "support" media.

Grand public : à cet égard, je remarque qu'il y a très peu de commentaires sur le fond : sur l'opinion qu'ont les uns et les autres de la possibilité pour un proviseur d'être gay et de le faire savoir plus ou moins publiquement. En revanche, tout le monde se lève comme un seul homme sur les deux thèmes fédérateurs :

- la sanction est disproportionnée

- et le traitement media est injuste et incompétent (ça, ça vise Libération)

J'en conclus que "nano-publier", c'st une arme à ne pas utiliser trop souvent ; et surtout que les thèmes sur lesquels ça "cristallise" (comme aurait dit Stendhal s'il était là) sont sans doute peu nombreux...

Mais en même temps, on s'en fout, puisque ça ne coute rien à personne, sauf le temps et l'énergie qu'on y a mis.

Bref, c'est bien ce que je disais en commençant : il y a un truc à écrire sur la fonction spécifique des nano-publications : c'est à dire un partie de la fonction sociale des blogs.

Mais là, il est tard, et je vais dormir ! (et le couscous était somptueux)

MàJ : voir le majestueux raisonnement du proff de droit. Un sentiment d'irréalité, mais le tout est rigolo !