lundi 19 mai 2008
3000 Proust à la Webcam - le pied !
Par Yves Duel, lundi 19 mai 2008 à 08:31 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
lundi 19 mai 2008
Par Yves Duel, lundi 19 mai 2008 à 08:31 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
dimanche 18 mai 2008
Par Yves Duel, dimanche 18 mai 2008 à 16:18 :: Snobisme réel
IL écrit ici qu'il m'a pleuré dans le giron avec son truc sentimental. Mais oui, mon grand, vazy. En fait, ce que tu ne veux pas reconnaitre, c'est ton propre snobisme !Tu n'aimes plus les Bollywood depuis que tout le monde (c'est à dire n'importe qui) les aime. Et puis OOOualala...
(mais distinguer la daube du reste, chez les Metal Obscurs --ouais, je saurais pas faire, c'est clair !)
mercredi 7 mai 2008
Par Yves Duel, mercredi 7 mai 2008 à 20:54 :: Snobisme virtuel
la reconnaitrez vous ?
(c'était Paris Carnet ce soir...)
mercredi 23 avril 2008
Par Yves Duel, mercredi 23 avril 2008 à 19:22 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Même si les blogs sans mai 68, ça soulage, j'ai trouvé un vrai bon livre. C'est "entre le deuil et la joie de vivre", de Raoul Vaneigem.
(je ne l'ai pas encore lu. C'est juste que depuis le Traité du savoir vivre, Le Van, il a pas écrit que des mauvais livres...)
(Et puis un mec qui a quitté les Situ juste quand il fallait ne peut pas être un mauvais !)
(Ah oui: j'ai aussi acheté L'Assomoir)
Par Yves Duel, mercredi 23 avril 2008 à 18:08 :: General
J'avais réagi à je ne sais quelle provocation de ta part. Oui, les économistes nous prennent pour des chiens. De pavlov, bien entendu, alors que tu voulais à tout prix défendre ton chouchou gentil Alexandre Delaigue miaou miaou.
Voilà l'actu. Il faut que tu lises le papier du Monde de ce soir sur les compagnies aériennes américaines, page 13 (je n'arrive pas à mettre un lien - si, le voilà). Oui, oui, oui. Tu vas comprendre, ya un rapport. En gros, ya 30 ans, au moment des Thatchérismes et Reaganomics triomphants, tout le monde, surtout le monde des puissants, s’est laissé convaincre que le marché, c’est le meilleur régulateur. T’as des concurrents ? tu baisses tes prix ; et donc le client s’y retrouve. Et en plus, si ton concurrent te broute les miches, tu (entrepreneuse) fais des éconocroques, des gains de productivité, de gros efforts pour être plus innovante, donc moins cher à produire, donc moins cher vendu, et tu le coules, ton concurrent. Youpee ! Ya des dégats ? Loi du marché, mon pote. Le bénéf pour tout le monde (clients, etc) est supérieur aux emmerdes pour tout seul (je veux dire : que subit ton concurrent que tu as coulé).
Les compagnies aériennes américaines ont vécu pendant 30 ans sur ce schéma. Ya 30 ans, on décide : dérégulons, la concurrence dans le transport aérien, ça va faire du bien ; et les clients seront contents. Résultat des courses : elles sont plombées. Elles ont de vieux avions, pour faire des économies de bouts de chandelles et vendre moins cher que leurs concurrentes ; elles payent un minimum de redevances aux aéroports, donc le service est minable. Et même les temps de trajets ont augmenté en 30 ans ! !
(La dernière barrière, c’est l’IATA, qui les oblige à respecter un plancher de règles de sécurité. Juste parce qu’un avion qui tombe, c’est la compagnie qui peut mettre la clé sous la porte : et les règles IATA s’appliquent à tout le monde ; donc la concurrence n’en est pas troublée...)
résultat des courses : la concurence aura été le pire des systèmes pour moderniser, faire évoluer, enrichir, faire innover une profession aussi sensible que le transport aérien. Chaque trimestre, les actgionnaires demandaient des comptes aux PDG sur le dividende, et le PDG, le dos au mur, remettait au trimestre suivant les "dépenses", c'est à dire l'investissement nécessaire au progrès à long terme de la compagnie. C'set ça, l'économie gouvernée par les financiers.
Coîncidence : il s’est passé à peu près le même truc dans le domaine de la finance, sur les mêmes 30 ans. Dérégulons, ont dit les mêmes idéologues. Résultat : Subprime.
Et tu as remarqué : l’un des articles de base du traité (simplifié ?) c’est « respect de la concurrence loyale et non faussée »
Non, je ne fais pas d'antiaméricanisme primaire. Et pas non plus d'antieuropéisme primaire. C'est plus subtil.
Bon, allez, je continue demain. ET je t'embrasse.
(le truc qui me gène dans ce genre de papier, c'est le coté : "jvous l'avais bien dit, bande de garnements, scrogneugneu". Pas grave; j'ai le cuir résistant)
mardi 22 avril 2008
Par Yves Duel, mardi 22 avril 2008 à 18:26 :: General
J'avais du mal à me faire une opinion dans ces machins Fuzz, pipole et toute la gang de ceux qui font des atteintes à la vie privée, puis disent "msieur le juge, c'est pas moi, c'est l'autre". Mais heureusement, Pierre Chappaz me sert de boussole. L'honneur du Web, dit il ? Ah, bon? pour un plaidoyer grincheux et de mauvaise foi?
Je m'étais déjà accroché à plusieurs reprises avec ce Chappaz à propos de ce qu'est et que n'est pas l'information. J'ai l'impression qu'il persiste dans ses trucs fumeux; et même qu'il perd ses nerfs. Ca m'aide à me former une opinion.
Mais au total, heureusement que Raminagrobis Eolas est là. Ca m'a remis les idées en place.
L'information, c'est un truc simple. Dans lequel interviennent, ce qui n'est pas courant dans l'univers du business, des critères de la morale. Par exemple dans le fait de chercher la vérité. Et aussi dans le fait s'assumer ses responsabilités.
samedi 19 avril 2008
Par Yves Duel, samedi 19 avril 2008 à 09:22 :: General
trouvé sur le blog de Versac
mardi 15 avril 2008
Par Yves Duel, mardi 15 avril 2008 à 13:38 :: General
lundi 14 avril 2008
Par Yves Duel, lundi 14 avril 2008 à 19:28 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Il s'agit du "jeune" Mauriac, celui de l'AFP, qui a suivi de Gaulle pendant 40 ans, et donc n'a pas eu à tuer le père, puisqu'il en avait deux. Il répond à Pierre Assouline :
"...pour autant, ils ne lui manquent pas. "Sauf quand j'écoute du Mozart : je pense à François Mauriac en me disant qu’il n'y a plus accès…Pareillement lorsque je sens l'odeur des pins après une averse dans une forêt près de Bordeaux et que je pense qu'il rate ça…�?
Voilà qui est doux. Tiens, j'aimerais bien que l'un de mes enfants tombe sur une nouvelle interprétation des Goldberg, dans 50 ans, et se dise, juste pour lui (ou elle) et dans un demi-sourire : "tiens, dommage, papa peut pas entendre... j'aurais aimé en parler avec lui";
jeudi 10 avril 2008
Par Yves Duel, jeudi 10 avril 2008 à 14:59 :: General
Il s'agit d'Autonomie et Solidarité, la coop de capital risque solidaire du Nord.
voilà le papier qu'ils publient :
L'autorisation de faire la publicité pour la levée de fonds qui a débuté le 1er septembre 2007, a pris fin le 29 février 2008. Mais cela ne signifie pas que vous ne pouvez plus souscrire après cette date! Bien au contraire, Autonomie et Solidarité étant une coopérative à capital variable, nous pouvons donc recevoir des souscriptions toute l'année!
GRANDE NOUVEAUTE: l'instruction fiscale de la loi TEPA (loi en faveur du Travail, de l'Emploi et du Pouvoir d'Achat) a enfin été publiée le 21/02/2008. C'est donc officiel, pour toute personne souscrivant à Autonomie et Solidarité avant le 15/06/2008 , elle bénéficiera de la réduction fiscale de 75% sur l'ISF au 01/01/2008. Exemple: une personne assujettie à l’ISF souscrit 12 actions pour 924€: cette souscription donne droit à une réduction d’impôt de 75%, soit 693€. Impôt à payer : 1 000€ Réduction - 693€ Impôt à payer : 307€, et au bout de 5 ans, cette personne peut être remboursée de ses 12 actions à valeur nominale.
vous ne payez pas l'ISF ? Ca alors ! Mais que faites vous sur ce blog ?
(vous pouvez aussi faire de économies d'impot sur le revenu --ne me dites pas que vous ne payez pas l'IR, quand même ?
dimanche 6 avril 2008
Par Yves Duel, dimanche 6 avril 2008 à 13:12 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
C'est là, c'est le 27 septembre. Inscrivez vous !
dimanche 30 mars 2008
Par Yves Duel, dimanche 30 mars 2008 à 17:30 :: EEEEcrire
Nostalgique. Donc décevant.
Par Yves Duel, dimanche 30 mars 2008 à 17:26 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Ca lui a pris 200 pages, et je viens de terminer ce petit livre édité par Le Seuil. Elle a passé une bonne partie de sa vie à croiser des gens célèbres qui lui demandaient rituellement "comment va ton père?", et elle ne savait répondre...
Lu autrement, c'est la chronique des enfants des Soixantehuitards qui en ont pris plein la gueule parce que leurs parents avaient plus urgent à faire que de s'occuper d'eux. Ce qui fut cruel pour beaucoup!
Mais après réflexion : ben voilà. Robert Linhart, après avoir brillé, après avoir écrit l'un des plus beaux livres que j'ai lu (L'etabli), a sombré dans la folie qui le menaçait. Et il semble préférer finalement vivre dans cette folie que dehors. A la différence d'un Weber, d'un Castro, d'un Krivine-le-pur, à qui de vieux fonds de solidité ont permis de résister.
Poignant. Beaucoup plus pour les fantômes, quelques discrètes allusions, que pour son père. Fantômes de celles et ceux dont les vies ordinaires ont été détruites pas les retombées, la déception qui a suivi 68.
jeudi 20 mars 2008
Par Yves Duel, jeudi 20 mars 2008 à 14:38 :: Snobisme virtuel
(je me permets de faire remarquer à l'honorable assistance que chez moi, les trucs de ce genre sont classés dans la rubrique "snobisme")
MàJ : ouais, bin les voyages, la flemme et touça touça ... Rien écrit !
dimanche 9 mars 2008
Par Yves Duel, dimanche 9 mars 2008 à 17:53 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
J’arrivais dans la salle, j’avais une place au premier rang et, curiosité, je me penche sur la fosse d’orchestre pour les regarder accorder. Eux arrivaient dans le désordre, bavardant, s’installaient. Un vieux basson décharné fait son entrée, dans cet habit noir luisant, uniforme qui a trop servi, et un sac en plastique à la main. Il exagère, me dis-je, il aurait pu faire ses courses pour le diner à un autre moment. Il s’approche de ses deux voisines, deux violoncellistes, l’une jeune, l’autre d’âge moyen, et sort de son sac deux petits bouquets de fleurs mauves et les leur tend. J’aurais aimé qu’il voie mon sourire attendri, mais il était trop occupé par les bisous, puis l’accord de son instrument. Scène intime avant de démarrer la scène dramatique. Combien de temps lui reste-t-il à souffler dans son truc avant de rentrer chez mémée définitivement ? Est-il heureux et paisible à la fois ? Aura-t-il récupéré un peu de liberté, après la dictature, après la misère, après tant d’années pas drôles ? Aura-t-il été heureux de servir la musique ? Et restera-t-il tendre ? Ou attentionné du moins ?
J’aime bien les vieux messieurs –certains d’entre eux, du moins.
Voilà. C’était un geste minuscule. Et de la même importance capitale que celui raconté par Cyrano, qui va se battre « contre 100 », pour défendre Lignière :
LE BRET
Mais pourquoi protéger...
CYRANO
Voilà Le Bret qui grogne !
LE BRET
Cet ivrogne banal ?...
CYRANO, frappant sur l'épaule de Lignière
Parce que cet ivrogne,
Ce tonneau de muscat, ce fût de rossoli,
Fit quelque chose un jour de tout à fait joli
Au sortir d'une messe ayant, selon le rite,
Vu celle qu'il aimait prendre de l'eau bénite,
Lui que l'eau fait sauver, courut au bénitier,
Se pencha sur sa conque et le but tout entier !...
(faudrait que j'arrête un peu de citer Cyrano à tout bout de champ : ça devient maniaque)
Par Yves Duel, dimanche 9 mars 2008 à 11:38 :: -THE !- crétin du jour
Je m'aperçois un peu tard (comme d'hab) que l'AAAAAffaire qui agite les blogs est celle de cette journaleuse de France Inter (?) qui s'est mangé un pain chez papy Dassault.
C'est là, avec le commentaire du justicier de La bas si j'y suis. Ca ne fait pas partie, à ma connaissance, de la "mission" des journaliste de se comporter ainsi : question agressive, hors contexte (il a dit ça ?), une peu conne, à la quelle on ne peut répondre que par des contorsions...
C'est pas brillant !
Et dire qu'il faudrait s'affirmer solidaire de la pauvre malheureuse qui se prend pour Jeanne d'Arc, au nom de la liberté d'expression ? Ca me fatigue d'avance...
(j'ai rédigé mon truc de façon que les trolls n'aient aucune raison de venir ici. Tant mieux, je les virerai sans débat, sinon)
samedi 8 mars 2008
Par Yves Duel, samedi 8 mars 2008 à 12:51 :: Snobisme réel
voilà : je vous l'ai recopié avec mes petites mains, tant je trouvais cette citation rigolote (devinette : elle s'applique à qui ?) :
« Je pense que les ambitieux des démocraties se préoccupent moins que tous les autres des intérêts et des jugements de l’avenir : le moment actuel les occupe seul et les absorbe (...) ils aiment le succès bien plus que la gloire. Ce qu’ils demandent surtout des hommes, c’est l’obéissance. Ce qu’ils veulent avant tout, c’est l’empire. Leurs mœurs sont presque toujours restées moins hautes que leur condition : ce qui fait qu’ils transportent très souvent dans une fortune extraordinaire des gouts très vulgaires, et qu’ils semblent ne s’être élevés au souverain pouvoir que pour se procurer plus aisément de petits et grossiers plaisirs ».
C'est de Tocqueville cité par Val dans Charlie Hebdo du 27 02 08. C'était sans doute plus sociologiquement vrai du temps de Tocque qui pouvait comparer avec le snobisme de la noblesse de son époque : c'est sans doute ce qui explique la faiblesse du raisonnement. Pourquoi lier nécessairement la vulgarité et le fait que le dirigeant visé soit élu? Certains d'entre eux sont encore plus aptes à la noblesse des sentiments, des attitudes, des décisions que les nobliaux par héritage. Ambitieux, ils sont parfois plus dignes d'admiration ou d'estime. Donc c'est dommage de confondre vulgaire et peuple.
Mais, sous cette réserve, la phrase, l'expression sont impecc !
vendredi 7 mars 2008
Par Yves Duel, vendredi 7 mars 2008 à 21:57 :: Snobisme réel
Voilà. Vous savez tout.
jeudi 28 février 2008
Par Yves Duel, jeudi 28 février 2008 à 08:52 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Comme je pars plusieurs semaines dans un pays assez triste, ca va être calme : je ne connais pas les ressources locales en Net !
mercredi 27 février 2008
Par Yves Duel, mercredi 27 février 2008 à 15:25 :: Economie
j'ai de l'estime et même de l'admiration pour Martin Hirsch, que j'ai suivi de près quand il était président d'Emmaüs. Je suis en train de lire "La chomarde et le Haut Commissaire" : super. Il a ouvert un Blog depuis qu'il est Haut Commissaire (quel titre ! il parait que ça lui rappelle son grand père !).
Et depuis, ça balance à tout va. Voyez ça. Ca impressionne.
Par Yves Duel, mercredi 27 février 2008 à 10:58 :: Le vieux meuble à tiroirs encombré de bilans
Pour nous tirer de notre flemme habituelle --du moins de la mienne !
Sans toi, je ne serais jamais allé écouter voir cette Luisa. Et c'était chouette ; j'avais légèrement le coeur serré en sortant, preuve que ça marche.
(Puis bières & Co avec les Plus Jolies Femmes De La Soirée -sauf que t'étais plus là)
lundi 25 février 2008
Par Yves Duel, lundi 25 février 2008 à 20:22 :: Snobisme virtuel
après il y a un prof --ridicule ou le frisant !
j'avais entendu dire qu'il faisait du théâtre, mais là, chapo !
Par Yves Duel, lundi 25 février 2008 à 19:43 :: -THE !- crétin du jour
OU bien c'est moi qui déconne ? J'aurais écrit "laïcs" ? ou alors le correcteur de Libération d'aujourd'hui, page 35, il était pêté de chez pêté... En plus c'est un titre qui fait toute la page !
Mais grâce à cette grosse bêtise, j'ai lu l'article, vachement bien, et j'ai appris à quel point les pères fondateurs (déjà ! ) avaient dû résister aux dévots pour que la constitution américaine soit rigoureusement laïque.
Tiens, je suis en train de lire le dernier Susan George "La pensée enchainée" : c'est magistral sur l'influence concordante des culs-bénis et des néo-libéraux !
Par Yves Duel, lundi 25 février 2008 à 13:32 :: -THE !- crétin du jour
envoyé par la poste
A : Go Voyages
M le directeur général
Monsieur le directeur,
J’ai appelé ce matin votre numéro en 08, qui est le seul que vous donnez sur vos docs publicitaires, pour avoir un Être Humain à qui parler d’un problème de billet d’avion et de visa.
Vous annoncez d’une voix sucrée que l’appel me sera facturé 1, 34 €, puis 34 centimes par minute. Je tombe sur un automate qui me dit « Si vous voulez.... » etc. choisir entre 1, 2 et 3
Je choisis l’un des numéros au hasard : 2 mn de sonneries stridentes plus tard, l’appel est coupé. Je recommence 3 fois en demandant les autres N° : rien. Puis une personne qui me répond « ne quittez pas », puis silence, puis ça raccroche....
Je dois en être à 10€ de dépenses, juste pour prétendre parler à un Être Humain ! ! !
Je pense que vous vous moquez de vos clients. C’est inadmissible :
- d’être aussi grossièrement impoli
- et de faire payer pour un service que vous ne me rendez pas
En résumé, je publie cette lettre sur mon blog ; ce qui ne vous fera ni chaud ni froid, je suppose, mais je compte bien Googliser « Go voyages se fout du monde » ; « Go voyages méprise ses propres clients » pour assurer le buzz nécessaire à de telles pratiques.
Avec mes salutations.
(signé : moi)
dimanche 24 février 2008
Par Yves Duel, dimanche 24 février 2008 à 19:46 :: General
Maintenant, ce ne sont plus seulement les profiteurs qui nous en parlent. Ce sont des "Académiques". Ceux qui sont sensés apporter un peu de sagesse et d'objectivité neutre dans ce débat. Hé bé, bravo au premier qui se lance.
Elyes Jouini, VP de l’université Dauphine et responsable du mastère gestion d’actifs, dans La Tribune du 22 février 2008 : interrogé sur la crise financière et ses différences avec des crises précédentes, il répond : « la crise actuelle ne trouve pas son origine dans la spéculation financière ni dans l’industrie. Elle est directement liée aux ménages américains et à leur incapacité à rembourser leurs emprunts »
Voilà. Rien sur les crapules qui ont profité de la naïveté, de l'ignorance, de l'incapacité des uns et des autres de résister à leurs passions, à leurs besoins, à leurs demandes ou à leur avidité. Alors que la crise des Subprime, c'est avant tout des Gros Salauds qui ont vendu des crédits impossibles à rembourser à des pauvres, moyennement pauvres, un peu pauvres, ou même très pauvres.
Quelle bande de fumiers ! En plus, le discours a contaminé tout le monde ! Y compris aujourd'hui les gros noeunoeuds de matheux myopes et concons.
Fait chier ! ça m'énerve !
vendredi 22 février 2008
Par Yves Duel, vendredi 22 février 2008 à 13:44 :: -THE !- crétin du jour
Ce monsieur aurait déclaré (Le Figaro du 22 fevrier), que le comportement des enquêteurs allemands fait "un peu penser à des méthodes dignes de la gestapo".
Tout ça parce que la police allemande cherche à mettre en accusation de riches allemands qui ont fraudé la loi fiscale en cachant une part de leur fortune au Lichtenstein; et donc s'est procuré un fichier des fraudeurs.
Cette ignoble comparaison d'un ignoble crétin n'est pas trop étonnante de la part d'un banquier suisse. Banquiers qui ont gardé sciemment après la seconde guerre mondiale les avoirs que les juifs, tués dans les camps, avaient déposé dans leurs comptes.
lundi 18 février 2008
Par Yves Duel, lundi 18 février 2008 à 15:18 :: Snobisme réel
“Recourir au tu familier peut, lorsqu’on n’y est pas explicitement autorisé, exposer, comme j’en ai fait l’expérience à mes dépens, à une réprimande furieuse . “Comment osez-vous me dire tu ?�?, haleta V. au moment même où j’écartais ses belles jambes. Aujourd’hui, les choses changent sous la pression des medias et du culte de la vulgarité. Les années et les aventures (quand j’étais encore jeune) aidant, les subjonctifs se sont mis à faire leur apparition à des moments véritablement inattendus. Un jour, dans un hôtel d’Angers, un plus-que-parfait du subjonctif -Proust est sans doute l’un des derniers à avoir su les utiliser avec aisance- m’arrêta, pour ainsi dire à mi-course. Les cérémonies de la syntaxe président au sexe à la française.�?
jeudi 14 février 2008
Par Yves Duel, jeudi 14 février 2008 à 09:36 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
C'est de Georges Steiner, rapporté par Assouline dans son blog.
Il a relevé comme je l'avais fait l'autre phrase de Steiner que j'adore : moi qui ai fait l'amour en quatre langues...
j'adore ce vieux monsieur depuis longtemps
lundi 11 février 2008
Par Yves Duel, lundi 11 février 2008 à 06:43 :: General
Dans une étude de Duflo (oui, la Duflo qui écrit dans Libération tous les mois), je trouve une perle sur l'irrationnel, l'incompréhensible, le déraisonnable comportement des pauvres :
it is apparent that spending on festivals is an important part of the budget for many extremely poor households. In Udaipur …, more than 99 percent of the extremely poor households spent money on a wedding, a funeral, or a religious festival. … In South Africa, 90 percent of the households living under $1 per day spent money on festivals. In Pakistan, Indonesia, and Cote d’Ivoire, more than 50 percent did likewise. Only in some Latin American countries in our sample - Panama, Guatemala, Nicaragua - are festivals not a notable part of the yearly expenditure for a significant fraction of the households.
Les apuvres, ils préfèrent faire la fête et remplir leurs obligations sociales. Les riches, ils préféreraient voir les pauvres travailler pour sortir de leur misère. On n'en sortira pas !
Et c'est réjouissant.
Tien un autre truc : il parait que le bonhuer et la richesse, finalement, c'est lié. Contrairement à ce qu'essayaient de nous enfiler de bonnes âmes sur : pauvres, mais heureux.
mercredi 6 février 2008
Par Yves Duel, mercredi 6 février 2008 à 22:46 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Ce soir, à la demande de mon public captif et enthousiaste, je lis Le papillon qui tapait du pied, non sans avoir averti Madeleine que c’est vraiment une histoire très macho de chez macho. Bof, dit elle, vazy, sur le ton de « laisse tomber, jles connais, les mecs ».
Bon, allons zy. Chaque fois qu’il s’agit de la Très Adorable Balkis, Madeleine dresse l’oreille. Car Suleiman Bin Daoud s’adresse toujours à Balkis avec des formules d’enfer : « O ma dame et contentement de mon cœur », etc.
Madeleine : et toi, tu l’appelles comme ça maman ? « Contentement de ton cœur » ?
- Bin oui
Puis Suleiman recommence : « O ma dame et joyau de ma félicité », etc...
- Et tu lui dis aussi, à maman, « félicité » ?
- Bin oui, bien sur
Et il remet ça : « O ma dame et miel de mes jours », etc...
- Et « miel de tes jours » aussi ?
- Bin oui, évidemment, maman, c’est vraiment le miel de mes jours (et de mes nuits aussi, d’ailleurs !)
Mais quand même. Il s’agit de faire prendre conscience à cette jeune future féministe responsable que vraiment le sort des épouses (les 999 mégères que le roi avait épousé, juste parce qu’il devait avoir plus de femmes que les autres parce qu’il était le roi) était peu enviable. D’ailleurs, lui dis-je, je te rappelle que les reines-mégères étaient horrifiées : « si de telles choses arrivent pour un papillon mécontent de sa femme, qu’arrivera-t-il de nous qui avons vexé notre Roi par nos paroles violentes et nos âpres querelles pendant tant de jours ? »
Et donc il leur restait à faire ce que l’on fait dans les bonnes familles dans ces cas la : « Alors elles mirent leur voiles sur leurs têtes, elles posèrent leurs mains sur leurs bouches et s’en revinrent au Palais sur la pointe des pieds, sans plus de bruit que des souris ».
- quelles connes aussi, conclut Madeleine
lundi 4 février 2008
Par Yves Duel, lundi 4 février 2008 à 20:02 :: -THE !- crétin du jour
Un vrai plaisir de lire Eolas, comme d'hab
J'en rajouterai 3 kilos sur ce Guéant : entendre un obscur conseiller du prince, qui ne devrait avoir pour ambition que de le rester, obscur, avoir un avis sur les propos du président du Conseil constitutionnel, moi, ça me froisse.
Par Yves Duel, lundi 4 février 2008 à 13:29 :: General
Le Quatremer (qui néanmoins m'agace la moitié du temps) le rappelle en commentaire des élections serbes : c'est l'européen qui a gagné, contre les ultra nationalistes.
Il y a quelques jours, alors que le scrutin était vraiment incertain, les deux petits pays se sont opposés à ce qu'on signe un accord avec la Serbie. Alors que c'aurait été un vrai coup de main au candidat européen. Pas avant la livraison des criminels Mladic et Karaczic, ont dit les représentants des pays-bas et de la Belgique, au risque de donner des munitions aux ultra nationalistes. Gagné. Pour les élections et pour le respect des principes.
Ces deux types sont de la même famille que Ben Laden, l'antisémitisme en plus. Mais ils ne sont pas cachés dans des montagnes lointaines : ils sont juste à la campagne, tranquilles, et en Europe. Qu'on n'ait pas réussi à les prendre est une énrome farce. Une sinistre farce.
jeudi 31 janvier 2008
Par Yves Duel, jeudi 31 janvier 2008 à 23:13 :: General
Voilà la chronique de Schneiderman censurées par Libération sur son site. Et voilà la réplique de Joffrin, le censureur sur le site de Libération.
Croyez moi : ça fait drôle autant de "transparence" à la fois !
Par Yves Duel, jeudi 31 janvier 2008 à 20:43 :: -THE !- crétin du jour
J'en rajoute, c'est juste pour le fun après avoir lu Versac, qu'un petit imbécile de Désirs d'avenir tente d'intimider. Vive le débat politique !
Hé, mon lapin de Désirs d'avenir de rien du tout : ta patronne, elle a dit d'énormes conneries sur la SocGen ; des conneries techniques et politiques ; elle utilise le genre langue de vipère à propos de Bouton ; et enfin elle se comporte comme la pire des démagogues.
T'en veux d'autres, des arguments, patate ?
mercredi 30 janvier 2008
Par Yves Duel, mercredi 30 janvier 2008 à 09:05 :: General
Ce sont les premières phrases d'un papier sur son site Désir d'avenir
Ségolène Royal "choquée par le scandale de la Société générale", a demandé vendredi à Chartres "que les 7 milliards d'euros soient remboursés aux familles qui sont plongées dans l'endettement".
"Quand les Français ont un compte bancaire excédentaire en début de mois et le terminent à découvert, les pénalités tombent. Les banques s'enrichissent sur le dos des plus modestes. Je demande à ce que les 7 milliards d'euros soient remboursées aux familles qui sont plongées dans l'endettement".
"Ces 5 milliards d'euros, plus les 2 millions perdus dans les subprimes représentent un tiers du déficit de la sécurité sociale", a-t-elle aussi déclaré.
Peut on dire de telles énormités et être candidat à la présidence de quoi que ce soit ? Je dois dire que je suis sidéré !
Je l'ai trouvé ici, site quie demande une amélioration de l'enseignement de l'économie à l'ENA : à mon avis, ça suffira pas !
(pourquoi la presse papier ne reprend pas des énormités pareilles ? juste pour nous mettre en garde ?)
mardi 29 janvier 2008
Par Yves Duel, mardi 29 janvier 2008 à 18:20 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Steve Jobs sur la mort, les diplômes et le "soyez insatiables"
lundi 28 janvier 2008
Par Yves Duel, lundi 28 janvier 2008 à 21:09 :: je hais la pub (insidieuse)
champions pour la guerre des egos, les mecs !
dimanche 27 janvier 2008
Par Yves Duel, dimanche 27 janvier 2008 à 14:05 :: -THE !- crétin du jour
Lu chez Techcrunch :
L’AFP interdit à ses employés d’utiliser Facebook et Wikipedia comme source d’information. L’AFP se trompe: Le problème n’est pas la source mais l’évaluation de la source.
voilà qui est trè bien dit, et très tocard de la part de l'AFP. Car facebook et Wikipedia sont d'excellentes sources "brutes", si on a la culture, la distance et l'intellignece nécessaires pour valider les infos.
Ou alors l'AFP prend ses journalistes pour des incultes ? C'est possible aussi, après tout
samedi 26 janvier 2008
Par Yves Duel, samedi 26 janvier 2008 à 08:20 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
C'est le portrait (assez juste d'ailleurs) d'Attali dans Libération de ce matin qui me rappelle ce gag. Vous l'avez vu, le gag au milieu du Pujadas ronronnant ? C'était Mercredi soir, à 20 h 05 démarre un brave petit sujet à partir d'exemples tirés du rapport d'Attali. Evidemment, le tout est traité à la façon télé ; mais avec, en plus, une volonté de démagogie, une démonstration d'incompétence, une mauvaise foi au delà des prestations habituelles de la télé. Attali était présent, puisque ce petit reportage servait d'intro à une interview par Pujadas. Et avant même la première question, Attali balance : "mensonger..." etc. A juste titre et en direct. Très réjouissant, car ce type n'a pas à être poli ou à ménager les journalistes.
On rêvait de lire le lendemain matin un communiqué de France 2 annonçant le licenciement pour faute grave du journaliste responsable du reportage et de son chef de service. Mais on est à F2, don il ne va rien se passer.
Attali peut être exaspérant, mais il a des trucs attendrissants. Dans ce portrait de ce matin dans Libération, il termine en disant qu' à Colbert ou Richelieu, il préfère Mazarin "parce qu'il était étranger et que je suis juif" : une assimilation osée ! Son bouquin "Les juifs, le monde et l'argent" m'a beaucoup appris ; y compris sur l'orgueil d'être juif, donc responsable de ce qui se passe entre les sociétés.
samedi 19 janvier 2008
Par Yves Duel, samedi 19 janvier 2008 à 11:39 :: General
Voilà l'interview qui tue. Pas très brillant, le papy lacanien. Et pas très honnête de bonne foi. Pas terribles, les arguments vis à vis de l'administration (= c'est la puissance de calcul qui la rendrait totalitaire ; pourquoi pas nazie ?). Pas raffinés les termes du débat avec les cognitivistes. Pas trop subtil le "ya que de la merde de leur coté". Pas très cultivé, le refus de toutes (toutes !) les avancées des neurosciences, qui méritent d'être -au moins- discutées.
bref, pour défendre la psychanalyse et les praticiens cliniques, va falloir trouver autre chose que le tonton flingueur (qui finira pour fiare couler son propre camp, à force de se ridiculiser)
vendredi 18 janvier 2008
Par Yves Duel, vendredi 18 janvier 2008 à 21:14 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Elle a engueulé Don Gio (scellerato), il la traitée de Sconsigliata. Puis il ferraille le père, et ce duo, avec ce contrepoint entremêlé : le vieux monsieur mourant : e dal seno palpitante... et Don gio contrepointe : "gia dal seno palpitante / veggo l'anima partir"
et je suis transporté !
(il m'en faut peu, hein !)
jeudi 17 janvier 2008
Par Yves Duel, jeudi 17 janvier 2008 à 15:26 :: -THE !- crétin du jour
Peut-on dire des trucs plus concons que ça, quand on est le président d'un groupe de (hips!) "haut niveau" ?
Edmund Stoiber, président du GHN, a déclaré "Le mot d'ordre de la réduction des charges administratives doit être: le moins de législation possible. L'Europe doit donner la priorité aux idées et à l'innovation sans risquer d'être stoppée par la bureaucratie. Si nous parvenons à avancer dans ce domaine, la croissance économique en Europe s'en trouvera dynamisée. “
Réduire "la paperasse" devient un objectif en soi. Même si, subtilement, dans la paperasse on fait disparaitre, pour alléger "la bureaucratie", des règles élémentaires de protection des citoyens. Ou juste des contraintes d'info pour permettre à l'administration de vérifier qu' ya pas trop de concussion, de corruption, ou de travail noir.
Non, le "moins de lois possibles", c'est devenu un objectif en soi.
C'est pas le crétin du jour, c'est le crétin de la décennie ! (et si quelq'un le critique plus fortement que moi, il répondra la main sur le coeur qu' "on l'a mal compris". C'était pas la loi et la démocratie qu'il voulait combattre : juste "la bureaucratie")
Par Yves Duel, jeudi 17 janvier 2008 à 12:11 :: General
mercredi 16 janvier 2008
Par Yves Duel, mercredi 16 janvier 2008 à 08:05 :: -THE !- crétin du jour
Engueuler Bartabas. Frissonner d’horreur bien élevée devant le malpoli, qui casse tout dans le bureau du fonctionnaire, et qui a l’aplomb de demander ensuite des excuses à la ministre. Tout le monde s’y colle, en dernier, hier, le chroniqueur du Monde, Laurent Greilsamer, un peu tardif. Ça a du le titiller, le chroniqueur bien élevé, ce grossier personnage, pour qu’il revienne 10 jours après sur la grosse colère de l’artiste. Sans commentaire, d’ailleurs. Je vous laisse juge, lecteurs du Monde si bien élevés : pouvez vous imaginer ce dresseur de chevaux casser tout chez ces si honorables hauts fonctionnaires ?
Hé bien mon pote, moi, je n’ai aucune peine à imaginer. Et j’adore. Non pas comme le gros plouc qui se croit vengé devant les puissants ; plus subtil : comme le citoyen qui en a marre que les serviteurs de l’État omnipotent fassent comme toujours, comme d’habitude, comme si de rien n’était, et qu’ils n’en subissent jamais les conséquences. Mon pauvre monsieur, c’est pas moi qui vous a sucré vos subventions, c’est l’État. Ah bon ? Et à qui je casse la gueule, alors ? Sympa : il n’a cassé la gueule à personne ; juste 3 chaises et 2 radiateurs. Pour dire que l’artiste en colère garde la mesure.
Car sur le fond, il a raison. Je ne suis pas artiste, mais j’ai bossé des années avec des assoces à qui l’État demande de faire du social dans différents domaines. OK, disent les assoces. Mais « nos clients » n’ont pas les moyens, donc tu payes. OK, dit l’État, pas de soucis, t’auras ton fric. C’est un contrat. Un contrat, c’est quand chacune des parties tient son engagement. L’État, tout fiérot de se moderniser, dit : on est « Partenaires ». D’ailleurs on signe des « Conventions de Partenariat ». Donc idéalement, l’État paye, les assoces bossent, et on mesure leurs résultats. Mais souvent l’État ne paye pas. Pire, l’État dit en cours d’année : mon ministre Solidaire t’avait promis 100 balles, mais mon ministre Pognon, il a dit non. Et c’est lui qui gagne (c’est toujours le ministre Pognon qui gagne. Aujourd’hui il s’appelle Woerth, et il vient de faire le coup habituel : d’où l’incident Bartabas. Première semonce). Les assoces ont déjà dépensé du fric, ont lancé des actions, ont programmé des trucs ; et la nouvelle tombe : ya un « Gel Budgétaire ». Donc c’est pour vos pieds, les gars. Démerdez-vous avec le banquier qui vous a avancé l’argent pour lancer les actions. (Tu vas rire, amie lectrice : devine sur qui tombent en général les Gels Budgétaires ? sur les industries d’armement ? sur les buralistes restaurateurs électeurs qui font peur ? sur les agro-business grandeur de la France à l’export ? ou sur les assoces qui font du social ? Allez, c’est une devinette !)
Mais l’État, c’est loin ; Eric Woerth, ministre du Budget, il est dans son grand bureau entouré d’énarques énamourés. Il a d’obscurs serviteurs, paisibles fonctionnaires bien embêtés d’avoir à annoncer des mauvaises nouvelles à leurs « Partenaires », mais qui n’en dormiront pas plus mal. Et qui, eux, ne connaitront jamais l’angoisse de créer des trucs dans l’incertitude. Hé bien, je soutiens que c’est une excellente thérapie d’aller de temps à autres leur expliquer qui ils sont, et qui ils servent. D’aller les secouer un peu pour qu’ils prennent conscience que lever les bras au ciel j-y-peux-rien-ah-la-la ne leur autorise pas une fausse connivence avec leurs victimes, sur l’air du : mon pauv’ monsieur. Que eux aussi, ils peuvent prendre des risques et aller plaider auprès des Woerth et consorts que c’est plus important de tenir ses engagements que de foutre des assoces dans une merde noire, sans compter les clients des assoces.
J’ai connu dix fois les discours martiaux des ministres en campagne, les promesses, avec moi zallez voir ça. Va voir dans les banlieues : il ne s’est rien passé depuis fin 2005. Les budgets, que dalle, perdus dans les sables de l’administration. Aligner les services publics sur le minimum vital : que dalle. J’ai connu les Eden, l’aide aux chômeurs créateurs : elle a changé 3 fois en 4 ans, grâce à des petits marquis de l’ENA qui n’ont jamais vu un créateur d’entreprise. Va comprendre. Le chéquier conseil, pour payer des conseils à des jeunes qui en ont bien besoin pour démarrer : 4 mois après le début de l’année, yen a plus. N’essaye même pas d’en obtenir. Les postes d’insertion ? même régime.
Donc qu’un artiste s’arrête au fait brut (ils m’ont promis ça, ils ne tiennent pas leurs promesses ; c’est déloyal, je cogne) me parait un truc rafraichissant et équitable. Lui, il a les moyens et l’orgueil. Mes potes des assoces, ils s’écrasent, sinon c’est encore pire pour eux l’année suivante. Eux, ils sont vengés par cette grande gueule de Bartabas, même s’ils ne l’avoueront pas comme ça. Lui, il en rajoute (je veux des excuses de la ministre) parce qu’il a le nombril dilaté des artistes. Mais le résultat est très sain. Arrêtez-vous, chers fonctionnaires à la désespérante bonne foi, le cœur sur la main, de singer les « Contrats » et les « Partenariats » dont vous vous gargarisez. Et réfléchissez : qui servez vous? et à quoi servez vous ? à la solidarité ? mon œil ! les politiques sociales – solidaires en France sont tellement vermoulues que nos résultats sont pires que ceux de certains pays beaucoup plus libéraux. A la cohésion sociale ? dans ce cas, allez bosser en banlieue : allez faire du service public là ou on en a réellement besoin !
Bravo, Bartabas ! Dommage que seul un artiste ose éduquer un peu les serviteurs de l’État.
MàJ : Michel Onfray se réjouit également dans Libération --pas tout à fait sur les bases que moi ; plutôt sur "la révérence" qui serait dûe à l'Artiste mondialement connu... Bof !
lundi 14 janvier 2008
Par Yves Duel, lundi 14 janvier 2008 à 09:44 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Hein ? je vous demande un peu ? Non mais !
Car je vous rappelle qu'il est écrit dans la loi de Moïse : "Tu ne lieras pas la bouche au boeuf qui foule les grains". Dieu a-t-Il souci des boeufs ?
Franchement, répondez !
(ce qui est curieux, c'est le passage de "trituranti" à "foule les grains". L'image du "boeuf triturant" (Non alligabis os bovi trituranti) est quand même beaucoup plus belle et explicite !
D'ailleurs, si je me le rappelle bien, c'est le mot que reprend Paul Claudel. A vérifier )
jeudi 10 janvier 2008
Par Yves Duel, jeudi 10 janvier 2008 à 14:16 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Car s’il pleut le dimanche, vous ne saurez plus quoi faire.
(honnête : je ne me rappelle plus ou je l'ai piquée)
dimanche 6 janvier 2008
Par Yves Duel, dimanche 6 janvier 2008 à 13:44 :: -THE !- crétin du jour
Joffrin est en train de montrer que le vieux duel avec Le Monde est encore gagné par Le Monde : à peu près comme en 1982, quand le petit jeune Libé a brièvement fait peur au vieux Monde. Le nouvel actionnaire de référence de Libé a acheté une coquille vide ; mais s'il a une influence sur les choix éditoriaux, c'est qu'il est en train de racler la coquille pour la dénuder encore plus.
Le dernier gag de Libé : publier sur des pages et des pages une BD assez minable sur "les bobos", avec un contenu grincheux, unijambiste, rempli à raz bord de lieux communs qui se veulent sardoniques... Un avant goût de "l'actualité heureuse" à la Joffin ?
Il n'y a pratiquement plus rien dans ce canard, que le suivisme de l'actu plus ou moins de gauche. Alors que Le Monde montre au moins que la castagne n'est pas finie (voir la pantalonnade de Fottorino démissionnant, puis reprenant sa démission hier). Et le contenu est nettement plus riche, plus varié, plus travaillé que celui de Libé.
Joffrin nous a promis un Libé rose bonbon. Hé bé, c'est en bonne voie.
Seule innovation : le making of : des billets vaguement nombrilistes. Bof...
Par Yves Duel, dimanche 6 janvier 2008 à 13:33 :: EEEEcrire
C'est là. C'est bien dit, bien fait, pas mal pensé.
C'est du JF KAhn, dont il est bienvenu en général de se moquer : il écrit trop, trop vite, il pense trop, il extrême-centrise naïvement, il se prend pour le nombril, il est cyclothymique, il, il, il...
N'empêche qu'il dit dans cet entretien à peu près l'essentiel de ce que les éditeurs des "journaux payants" n'ont pas fait jusqu'à maintenant (y compris lui, pour partie). Ce mec reste rafraichissant.
jeudi 3 janvier 2008
Par Yves Duel, jeudi 3 janvier 2008 à 18:26 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Incroyable d'être choqué, pris, bouleversé, amusé, nostalgiqué, je n'arrive pas à trouver le truc, par une photo de Simone à poil, ne ratez pas le truc, vous aurez du mal : c'est dans tous les kiosques !
Moi, je l'ai découvert, le truc, dans mon respectable quotidien "du soir", dit "de référence", page 14 en bas à gauche. Et en plus, c'est une pub, alors que je m'efforce d'éviter les pubs. Mais là, cette jeune silhouette de dos, ce geste, un grand classique, de faire ou refaire son chignon devant le miroir de la salle de bains, les bras levés, cette lumière sur les fesses, la cambrure aussi, ah, la cambrure, bref, tout ça pour une pub sur la couv' du prochain numéro du Nouvel observateur, quelle bande de putes, ces bobos de gôche, tu parles, et mon cul il est de gôche ?
Bref, ça y est, ja'i vu Simone jeune et à poil. Alors que je ne l'ai vue que vieille, les lèvres pincées, et exaspérée soit pas moi et mes potes dans la vraie vie, soit par les journaleux de télé qui lui faisaient perdre son temps.
Ah, Simone !
Par Yves Duel, jeudi 3 janvier 2008 à 10:10 :: Blues, parce que le blues devrait être un droit constitutionnel.
Le grand, l'immense Claude Lefort explique live son opposition à Arendt et même à son vieux pote Castoriadis (avec qui il avait crée S ou B : le fameux Socialisme ou Barbarie) sur l'interprétation du pouvoir soviétique.
Oui, c'est vieux ! Mais les peuples sans mémoire, etc.
mercredi 2 janvier 2008
Par Yves Duel, mercredi 2 janvier 2008 à 11:59 :: -THE !- crétin du jour
les voilà. Trop beau.
mardi 1 janvier 2008
Par Yves Duel, mardi 1 janvier 2008 à 20:36 :: General
hé ouais, contraintes, etc...
Par Yves Duel, mardi 1 janvier 2008 à 20:04 :: EEEEcrire
Vous voulez mon avis ? Impressionnant !
(bien qu'un peu surfait par moments....) :-)
lundi 24 décembre 2007
Par Yves Duel, lundi 24 décembre 2007 à 18:29 :: Economie
Ca vous a pas frappé, vous, le ton du dernier Duflo dans Libération ? Elle fond, littéralement d'admiration pour Tirole qui vient de recevoir une médaille de je ne s