Blogs de femmes

Dorothy Perkins.

Je la hais.

Non, je ne la hais pas. Haïr, c'est mal. Elle me laisse parfaitement indifférente. Elle m'indiffère comme un moustique, comme une mouche qui viendrait sans cesse se coller contre ma peau, elle m'indiffère comme la merde de chien sournoise planquée sous une feuille morte.

Je la hais.

L'idée de passer une matinée au travail seule avec elle me donne envie de rester au fond de mon lit à regarder 10 épisodes de Naruto en me gavant de porridge et de Bourbon Cream. Tout mais pas Dorothy Perkins.

Et pourtant, je suis là, derrière mon comptoir un seau et une éponge à la main. Je retire les pintes, trois par trois, je vide les étagères, désinfecte, sèche, remets les verres. Il n'y a personne, il est trop tôt, il n'y a que Dorothy Perkins et moi.

Et ses seins en plastique qui jaillissent de son buste minuscule. Et sa voix haut perchée qui prend des accents maternels quand elle me parle. Comment peut-on être aussi minuscule, aussi insignifiante et parvenir à être aussi encombrante. J'ai envie de me redresser de toute ma taille et de la saisir par ses poignées de silicone, je veux l'écraser contre le mur, voir ses pieds rabougris dans leurs escarpins à deux livres s'agiter sous son insigne petit corps, je veux prendre un fourchette et lui transpercer les amygdales.
Mais non. Je l'écoute. Je ne peux pas m'en empêcher. Ça doit forcément être utile ce qu'elle dit. Ça me servira forcément un jour. Je pourrais peut-être écrire un livre avec ses monstruosités :
"Dorothy Perkins : the living vacuum" que l'on traduirait en français : "Dorothy Perkins, à la recherche du temps perdu" ou "Dorothy Perkins : le Zéro et l'infini"

Je sais tout d'elle, elle m'a expliqué sa vie en long en large et en travers, son mec est en prison, mais il est innocent, il n'a absolument pas fait exprès de planter un couteau dans le propriétaire de la maison qu'il était en train de cambrioler, je vous jure sur la bible and the Queen and Country, monsieur le juge. Elle vit chez son père qui est malade, quand elle parle de lui, on dirait qu'ils couchent ensemble, quand il vient la chercher, on a même plus l'ombre d'un doute, ces deux là couchent ensemble. Merde si ça se trouve sa mère c'est sa sœur.
Dorothy Perkins est une abomination et je bondis quand elle me caresse le dos.
Elle ne semble pas remarquer mon regard meurtrier, et reprend son ouvrage.

Des gens vont manger avec des couverts qu'elle a lustré et enveloppé dans des serviettes, des gens vont mettre ça dans leurs bouches. Des couverts lustrés par une fille qui racontait le plus sérieusement du monde que depuis qu'elle fait le régime Atkin il y a un fantôme dans sa chambre. Une fille qui a dit hier à sa collègue un peu enrobée après sa dernière grossesse, en la regardant dans les yeux : "Regarde mes bras, regarde comme je suis mince, regarde, tu devrais essayer ce régime aussi, je suis sûre que tu serais heureuse. Pas comme tu es maintenant, on ne peut pas être comme toi et heureuse, il faut être comme moi, bien dans son corps. "

Dorothy Perkins, c'est l'absurde incarné. Elle change de rouge à lèvres trois fois par heure, passe du violet au nacré sans sourciller, en oubliant d'essuyer sur les côtés, et elle vous sourit avec ses lippes bicolores, Dorothy Perkins à les dents pourries. Il en manque deux. Devant.
Dorothy perkins vous montre l'ensemble qu'elle a acheté chez Next en soldes, comme si c'était la huitième merveille du monde, elle est surtout la huitième personne dans la pièce à le porter. Dorothy Perkins croit que parce que j'ai un accent je suis débile mentale, Dorothy Perkins clame à qui veut l'entendre que parce que ma copine Jola ne parle pas et travaille lorsque justement elle est au travail, elle est autiste.

Dorothy Perkins n'entend que sa propre voix, celle qui lui répète qu'elle est belle, brillante et pleine de qualité.

Je regarde Dorothy Perkins qui lustre les couverts et qui chantonne, si pure. Si parfaite. Je regarde ma montre. Encore six heures à passer avec elle.

J'envie Dorothy Perkins.




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Gare St Lazare : alerte à la «leptospi» pas si «rose» que ça !

rat-leptospirose.1228362059.jpgNe m’en veuillez pas de faire un jeu de mot sur une maladie – la «leptospirose» - qui, le plus souvent bénigne, peut néanmoins être grave dans certains cas, provoquant une insuffisance rénale voire être mortelle dans 5 à 20 % des cas…

Mais dans le milieu médical on prend l’habitude de tout tourner à la gaudriole - histoire de ne pas pleurer – tout en prenant les maladies et les patients fort au sérieux..

Or donc, j’apprends ce matin dans «20 minutes» Leptospirose à Saint-Lazare: cela resterait à confirmer, selon la SNCF qu’un agent de la SNCF travaillant Gare Saint Lazare serait susceptible d’avoir contracté la leptospirose et qu’il incriminerait la présence – avérée : une campagne de dératisation est menée depuis mi-octobre – massive de rats (une centaine) qui remontent sur les quais et les voies car ils sont chassés d’installations en sous-sol actuellement en travaux…

La bactérie (de la famille des spirochètes) responsable de la leptospirose est transmise par contact avec l’urine des rats. On la trouve essentiellement dans les égouts – elle est d’ailleurs reconnue «maladie professionnelle» chez les égoutiers – et dans une moindre mesure, l’eau douce voire les piscines.

Il resterait à confirmer l’examen sérologique (une première analyse – positive – aurait été infirmée par un second résultat).

Je note surtout que la SNCF conteste l’origine professionnelle de l’affection : l’employé ayant pu contracter la maladie ailleurs. Cette défense ne me surprend guère. Elle est habituelle : penser à l’amiante ! ainsi qu’aux difficultés – le mot est faible… - qu’on connues les malades ou leurs ayant-droits à faire reconnaître le caractère professionnel de leur affection et en obtenir réparation.

Elle est de surcroît bien dans l’air du temps du côté des employeurs : le travail doit leur coûter le moins possible… Nicolas Sarkozy a eu beau prétendre redonner du lustre à la «valeur travail» lors de la campagne présidentielle, ce ne fut qu’un petit gadget à l’adresse des gogos qui ne visait que la qualité morale du travail (redonner de la fierté) mais sûrement pas une quelconque revalorisation salariale !

Or, plus avantageux pour les employés que le régime normal des arrêts-maladie notamment en matière d’indemnités journalières et de pension d’invalidité, celui des maladies professionnelles (de même que des accidents du travail) peut avoir des conséquences financières pour les entreprises du fait de l’augmentation du taux de la cotisation patronale en matière d’A.T. et de maladies professionnelles.

Pour avoir exercé 6 ans en tant qu’infirmière dans une entreprise, je sais qu’en outre la personne qui invoque le caractère professionnel d’une affection doit faire elle-même des démarches qui sont du ressort de l’employeur en cas d’accident du travail ou de trajet.

Dans ces cas, on délivre automatiquement une feuille d’accident dès qu’il y a un sinistre et recours à des soins (hôpital, médecins, etc…) et il appartient ensuite à l’employeur et/ou la Caisse Primaire de contester le caractère professionnel de l’accident.

Or, quand une personne invoque le caractère professionnel d’une affection, elle doit réclamer elle-même le (même) formulaire à la Caisse Primaire. J’ai été confrontée une fois à ce cas et j’ai trouvé cette discrimination fort injuste.

Un délégué du Comité d’hygiène et de sécurité (nous appartenions au même syndicat) est même venu me dire dans mon infirmerie que je faisais preuve de mauvaise volonté en refusant de délivrer une feuille de soins d’accident du travail !

J’avais drôlement les boules car j’essayais de faire mon travail du mieux possible et n’avais en tête que l’intérêt des 450 salariés de l’usine. Pour le convaincre de ma bonne foi je n’eus comme seul recours que téléphoner devant lui à l’inspecteur de la Sécu…

un truc qui ne sert à rien

::: « neige en novembre, wikio en décembre », comme l’écrit très justement Marlène ! dans le classement wikio du jour, faut-il vraiment se réjouir qu’il y ait (enfin !) « une fille dans le top 10 » ?

::: dans la catégorie littérature, la parité a toujours été mieux respectée que dans le reste du classement, mais c’est sans doute car la littérature c'est un truc qui ne sert à rien, comme La Princesse de Clèves (écrite par une fille !) : en tout cas deux filles, Clarabel et Zoridae sont passées devant l’inamovible Pierre Assouline (infatigable chevalier de la princesse sus-dite) ; de plus Berlol fait une apparition soudaine et remarquée à la 38ème place !

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::: sans rapport (mais ça me fait rire et, par les temps qui courent et les décisions gouvernementales qui neigent, ce n'est pas si fréquent) : les démêlés des Simpsons avec M Apple.

Clara Sheller, sous le choc de la saison 2 !

J'avais prévu d'écrire quelque chose sur la deuxième saison de Clara Sheller, à la fin de celle-ci, j'ignorais que je serais aussi touchée par ces deux derniers épisodes et qu'il me serait inconcevable de ne pas en parler ! Déjà, la semaine dernière, j'avais fini les [...]

Un peu de new touch pour le MoDem?

Le MoDem fait la une des journaux (presse, tv, internet), on ne l'a jamais autant sollicité qu'en cette période de crise économique, de réforme de l'audiovisuel et des frasques du PS.

 

Est-ce que "solliciter" signifie pour autant "écouter"?

 

Je déplorais récemment dans des commentaires chez Hervé Torchet et chez notre crapaud démocrate-centriste mais néanmoins préféré :), que seul François Bayrou représente le MoDem et porte la voix de son projet auprès du grand public. Quelques apparitions de Marielle de Sarnez, certes, qui paraphrase le président sans y ajouter de "touch" perso, donc ne trouve pas beaucoup d'échos, hormis auprès des militants. Bref, il faut envoyer un peu de nouvelles têtes, et vite, personnaliser les débats et les questions, faire cesser les rumeurs qui disent que Bayrou est seul, sinon, ces rumeurs seront ancrées dans l'esprit, et il sera trop tard pour présenter des porte-paroles de circonstances... J'imagine que des nouveaux talents ont été repérés, qui allient crédibilité et aisance oratoire, facilité pour débattre et pour défendre des positions... Formons vite ceux qui en ont besoin!

 

En attendant, on peut se réjouir du rapprochement de Jean-François Kahn et de son arrivée au MoDem, car étant déjà une personnalité médiatique, s'impose assez facilement sur les plateaux tv et dans les différents médias. Sans langue de bois, il explique, avec son style et son humour, et on a un nouvel éclairage des positions et valeurs du Mouvement Démocrate. Stratégie gagnante, à exploiter.

 

J'ai trouvé un document du mois dernier dans lequel JFK s'exprime sur la crise, sur le laisser-faire de tous ceux qui malgré une réelle connaissance des aberrations du système l'ont accompagné à sa perte. Il parle du PS, de sa refondation nécessaire au nom d'une existence indispensable de la gauche sur l'échiquier politique. Et surtout, avec des mots forts et des exemples concrets, il défend le "projet révolutionnaire démocratique et humaniste" contre l'idée de la rupture (tranquille ou nerveuse...). Remettre l'homme au centre pour éviter toutes les montées d'extrêmes : politiques, religieuses, ... militaires. "Après la crise de 29, après la crise des années 30, vous avez eu d'un côté le fascisme et de l'autre le stalinisme; ne l'oubliez pas"

 

Il nous faut d'autres porte-paroles capables de renvoyer clairement ces convictions et ses idées, et de parler à ceux qui, bien que sensibles au projet démocrate, ne parviennent pas à écouter ceux qui sont mis à l'honneur, alors qu'ils diffusent le même message. Il n'y a pas de méthode de communication qui soit universelle. Surtout en politique. Réveillons les talents démocrates et envoyons-les devant les caméras!

 

JFK est convaincant. Une vraie personnalité... What else?

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Wikio de Noël !

Comme je vous l'annonçais il y a quelques jours, je suis maintenant 8ème du classement politique (la première fille...) juste devant Trublyonne que je félicite chaudement ! Pas beaucoup de meufs, dans tout ça, quand même... (D'ailleurs, je vous parlerai bientôt du classement [...]

Starbucks belém

Um bom café, (caro) que me faz lembrar a canção da série "friends" e outros amigos, com quem estive um dia na califónia. Primeiro reunião, depois dispersão como as ondas na areia, tudo deixa de existir é apenas uma boa memória. abriu em belém com uma elegante deco.Passem por lá.

voar

“Há dois anos encontrei-me com uma monja idosa de 80 anos. Infelizmente, partiu - morreu o ano passado. Hoje penso que ela sabia que ia morrer em breve. No dia em que a vi ofereceu-me alguns livros tibetanos importantes, mas disse-lhe para os guardar e eles ficaram na sua cabana. Ela tinha vivido em Dharamsala, durante quase 30 anos e no Tibete viveu durante anos no palácio do Potala. Muitas pessoas, incluindo ocidentais, iam consultá-la para prever o futuro pois as suas previsões eram extremamente exactas. Quando a encontrei, disse-me que tinha sido casada e tido um filho por volta dos seus 27, 28 anos. O filho morreu e ela decidiu deixar a vida de dona de casa. Abandonou todos os assuntos familiares e viajou. Chegou a uma montanha atrás do Mosteiro de Drepung, um dos mais importantes centros budistas do Tibete. Um Lama idoso, de cerca de 88 anos, vivia lá com 15 discípulos. Ela ficou lá durante alguns meses para receber alguns ensinamentos. Um dia viu dois dos discípulos voarem de um lado da montanha para outro. Não há nenhuma razão para que ela mentisse e parecia sã de espírito”.
Sleeping, dreaming, and dying --Dalai Lama----versão de Conceição Gomes
mas tb temos um exemplo católico de quem voa, eu só se for de avião,tenho vertigens!!!! 2. sou alérgica a muitos perfumes, mas imprressiona-me este post no blog terceira noite. 3. Sou adepta da não violência tal como o Dalai Lama, que tal como Gandhi está cada vez mais actual.

Appendice :

[DISCLAIMER]

La taulière de ce bouge, qui en général n'aime pas se faire insulter gratuitement même par les gens qu'elle aime, rappelle aimablement à ses lecteurs qu'elle est seule responsable de la ligne éditoriale de ce blog, de la qualité et de la pertinence de ses billets. Il en est de même de la manière dont elle entend gérer la taille et l'origine de son lectorat selon la saison et ses humeurs.

Tout changement de politique de rédaction ou de méthode de promotion sur ce médium (le blog) relève uniquement de la volonté de cette dernière et n'a en aucun cas à être justifié à postériori ou, pire, discuté préalablement auprès de quelque personne que ce soit.

Néanmoins, la taulière étant un minimum aimable, elle va faire l'effort de lister ci-dessous une poignée de billets à peu près décents qui vous convaincrons peut être que ce blog n'est pas qu'un ramassis de conneries dignes d'une pétasse nombriliste. Liste qu'elle transférera par la suite dans la barre latérale pour future référence. La taulière espère toutefois que ce geste tout commercial qu'il est ne sera pas pris comme une manoeuvre racoleuse.

La taulière courroucée vous remercie de votre attention.

[/DISCLAIMER]


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20 novembre 2008 : Strip Tease : Lust for life
24 octobre 2008 : Remembering his Violin
12 septembre 2008 : Monsieur Bille Dictateur
10 septembre 2008 : Le Héros
9 avril 2008 : No need to argue anymore.
4 avril 2008 : To whom it may concern
29 janvier 2007 : Mon sucre dans le sang
4 octobre 2006 : Tous les matins du monde.
16 mars 2004 : Métrosexuel
5 mars 2004 : Ceci est une fiction
6 février 2004 : Tiens, Mange !

Rêves de comptoir -I

(Réédition pour Antoine.)
 
Tu me regardes et l’insistance de tes yeux jaunis par l’alcool frise l’indécence. Qu’est qui te plaît en moi ? Cette mèche rebelle que je remets sans cesse en place et qui dégage mes yeux bleus si tranchants ? Que te racontent-ils mes yeux, est -ce leur indifférence obstinée qui te fait te toucher les burnes chaque fois qu’ils survolent ton visage mangé par la couperose ?

Qu’est-ce qui te fait passer ta langue sur tes sales lèvres sèches ? Ce bout de dentelle, là, dans l’échancrure de ma chemise d’uniforme, trop fine trop blanche, ce bout de sein blanc qui s’arrondit quand je me penche pour prendre le verre que je remplirais bientôt du liquide odieux qui te donne cet air hébété.

Qu’est ce qui te fait bander mon con quand tu te penches sur bar à en perdre ta balance déjà aléatoire, frustré par ce bout de bois brun et poisseux qui nous sépare ? Ce bout de hanche qui se découvre quand je lève le bras pour activer la pompe ?

Et mon cul ? Tu l’aimes mon joli petit cul quand je traverse la salle pour ramasser les verres souillés des miasmes de tes semblables ? Tu as vu comme il se balance au rythme de la musique merdique de l’endroit ?

Et après, tu fais quoi ? Ton cerveau saturé d’éthanol, sur quoi fantasme-t-il ? Tu essayes d’attraper mon bras, tu pues mec, et je m’en fous de toi. Depuis le temps…
Depuis le temps, tout ce que tu auras c’est mon coude indifférent qui s’enfonce dans ta bedaine flasque.

Tu me susurres que je suis belle et tu rotes en même temps, tu t’étonnes de mon indifférence au compliment, mais si je t’écoutais connard, j’irais tous les soirs dormir dans un caniveau. Tes mots doux sont les pires des insultes.

Tu crois que c’est romantique ?

Quand je rentre le soir, mes pieds en feu ont peine à me porter jusqu’à mon lit, je m’y écroule sans vie, la bouche sèche, les mains rougies, engourdies par les coupures et le détergent, puant la bière jusqu’aux aisselles, et si par chance un homme rejoint ma couche, c’est à peine si je sens ses mains sur ma peau, c’est à peine si j’ai la force de suivre le mouvement de ses hanches.

Tu me regardes et tu baves littéralement dans ta bière, tu me demandes mon prénom et tu n’écoutes pas la réponse, tu me donnes le tien que je ne t’ai pas demandé. Tu et peut être beau, peut-être intelligent, mais pour moi tu n’es qu’un soûlot minable à qui je vais soutirer un fiver ou plus contre du poison liquide. Tu es comme celui d’avant et comme les vingt d’après :  un légume pas très engageant qu’on arrose aussi indifféremment qu’on urine.

Mate mon vieux, et remplis tes rétines de mes chairs presque offertes, tu ne sera jamais plus près de me toucher, et pendant ce temps là moi, je compte mes rêves et j’attends le matin.